Les oies blanches sont appréciées à Baie-du-Febvre, mais pas les visiteurs par les temps qui courent.
Les oies blanches sont appréciées à Baie-du-Febvre, mais pas les visiteurs par les temps qui courent.

Baie-du-Febvre: bienvenue aux oies... et non au monde!

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
Baie-du-Febvre — Habituellement, l’arrivée printanière des oies blanches est synonyme d’affluence touristique fort appréciée à Baie-du-Febvre. Mais pas cette année. En effet, en raison de la pandémie, les autorités municipales demandent plutôt aux gens de rester chez eux et de se reprendre en 2021 pour venir admirer ces rassemblements... d’oiseaux.

«Les oies sont arrivées la semaine dernière et en grand nombre. Normalement, ça arrive par petits groupes, doucement, mais la semaine passée, il y en avait vraiment beaucoup. À un moment donné, le message se propage sur les réseaux sociaux et la semaine passée, il est venu beaucoup de touristes, faisant des attroupements pour observer les oies en gang. Nous autres, le bureau municipal est juste en face là où il y a le plus d’oies. Il y en a même un qui a tenté de rentrer à l’hôtel de ville alors que c’est fermé», raconte le maire Claude Lefebvre.

«Suite à ça, on a appelé la Sûreté du Québec pour qu’ils viennent dire aux gens: ce n’est pas correct, ce n’est pas supposé. Alors qu’on se fait dire de sortir de chez nous quand c’est vraiment nécessaire, là, c’est du tourisme. On s’entend qu’il n’y en a plus de tourisme, c’est à terre. La SQ est venue faire des tournées, au moins deux fois par jour. Les gens se sont distancés depuis ce temps-là. En fin de semaine, il y en avait quand même encore pas mal, mais les gens, pour la plupart, respectent les consignes de distanciation. C’est correct», renchérit le premier magistrat.

Celui-ci observe la présence de plusieurs Montréalais, dont certains d’origine asiatique. «Je n’ai rien contre eux autres quand ils viennent et que le temps est correct, c’est bien le fun, on les accueille et c’est bien correct. On les accueille habituellement au centre d’interprétation, mais celui-ci est fermé. Ces gens-là parlent le chinois ou l’anglais, peut-être que les consignes se rendent moins facilement à eux autres», avance-t-il comme explication possible.

«Ça m’a été dit que dans leur culture, l’oie a une symbolique particulière. Ça fait déjà une dizaine d’années qu’on a de la visite de ces gens-là chez nous. Ils sont faciles à repérer», poursuit M. Lefebvre.

Ce dernier invite donc les visiteurs à respecter les consignes en évitant les voyages entre régions et les rassemblements. «Restez chez vous, à moins d’être obligés de sortir. Ça veut dire de ne pas aller faire du tourisme. Ça nous fait de la peine de leur dire de rester chez eux. Nous autres, sur la rive sud, on a très peu de cas. Et même si les touristes viennent juste faire un tour d’auto, ils finissent par avoir des contacts, ne serait-ce que pour faire le plein. Ils se reprendront l’année prochaine en 2021, je peux garantir qu’il va y avoir encore des oies», conclut le maire Lefebvre.