Bryan Perreault, directeur général et artistique de Culture Shawinigan, peaufine sa présentation au conseil municipal sur l’avenir du Centre des arts.

Avenir du Centre des arts: rien dans le programme d’immobilisation

Shawinigan — Le conseil municipal de Shawinigan n’a rien inscrit de significatif dans son dernier programme triennal d’immobilisations au sujet de l’avenir du Centre des arts. Le directeur général et artistique de Culture Shawinigan, Bryan Perreault, n’y voit rien de trop préoccupant, puisque sa présentation n’a pas encore été faite aux élus.

Le PTI adopté en fin d’après-midi lundi prévoit environ 200 000 $ en achats d’équipements pour le Centre des arts en 2020, en plus d’un montant de 163 110 $ pour sa «mise à niveau». Rien toutefois qui ne règle encore le sort à plus long terme de la principale salle de diffusion à Shawinigan.

En avril dernier, M. Perreault avait interpellé le député fédéral de Saint-Maurice - Champlain, François-Philippe Champagne, après une allocution devant les membres de la Chambre de commerce et d’industrie de Shawinigan. Il voulait alors savoir s’il existait un programme disponible pour construire une nouvelle infrastructure écologique.

M. Perreault avait profité de cette tribune pour mentionner que l’avenir du Centre des arts était compté, après plus de 50 ans de loyaux services. Soit on construit un nouvel immeuble, soit un investissement colossal sera requis pour rénover le site actuel.

Or, le PTI, qui présente le plan des investissements significatifs de la Ville pour les trois prochaines années, ne donne aucun indice de l’orientation qui sera prise. Le maire, Michel Angers, reconnaît que le sujet n’a pas encore été discuté.

Le directeur général et artistique de Culture Shawinigan souligne d’ailleurs qu’il peaufine la présentation qu’il compte faire aux élus au début 2020.

«Nous travaillons sur le dossier», commente M. Perreault. «Rien n’a encore été présenté officiellement au conseil. On monte le dossier pour savoir ce qui serait le mieux. Nous sommes en préparation.»

Le responsable réitère que tous les scénarios demeurent sur la table, de la nouvelle construction à la rénovation complète.

«Je regarde tout le dossier pour avoir une vision la plus juste possible», assure M. Perreault. «Présentement, ça ne coûte rien de s’informer! Mon travail, c’est de présenter toutes les options de façon professionnelle.»

Travaux routiers

Rappelons que le fait saillant du nouveau PTI en 2020 consiste en la réfection de l’aréna Émile-Bédard, un projet de 3,5 millions $. Des investissements totaux de 37,7 millions $ sont prévus à Shawinigan au cours de la prochaine année, dont les deux tiers dans les infrastructures du territoire. Le reste est partagé entre les travaux sur les bâtiments (9,3 millions $) et l’achat de véhicules et d’équipements (3 millions $).

Pour une deuxième année consécutive, le conseil municipal a réservé un montant de deux millions $ dans son programme d’asphaltage de rues. Un million de dollars est également réservé à la réfection du chemin de la Vallée-du-Parc et des rangs Saint-Pierre et Saint-Michel. La Ville n’ira toutefois de l’avant que si elle obtient une subvention du Programme de réhabilitation du réseau routier local.

Près de 1,1 million $ est réservé pour le réaménagement de l’atelier municipal incendié en mai 2018. Le PTI confirme également un montant de 700 000 $ pour la tour d’observation au parc riverain de la nouvelle marina, ainsi que 250 000 $ pour les projets retenus dans le cadre du premier budget participatif.

Les élus ont prévu deux millions $ en travaux de gainage d’égouts pour prolonger leur durée de vie.

«Il faudrait mettre environ 30 millions $ par année au cours des trente prochaines années juste pour les travaux d’infrastructures souterraines pour se mettre à niveau», illustre M. Angers. «Vous comprenez qu’on n’est pas capables de faire ça. On va donc aux travaux les plus urgents.»

Un montant de 800 000 $ pour la première phase de la réhabilitation de la conduite de refoulement du poste de pompage Drew est aussi inscrit au PTI.