Plus d'une centaine de parents ont assisté à la rencontre des commissaires afin de mettre les pendules à l'heure dans les dossiers des écoles Du Rucher de Saint-Sylvère et Marquis de Saint-Célestin.

Avenir des écoles Marquis et Le Rucher: raz-de-marée de parents

Alors que la Commission scolaire de la Riveraine s'apprête à amorcer la rentrée avec deux écoles en moins, les parents des élèves relocalisés ont assisté en très grand nombre à la rencontre des commissaires. Mardi soir, la salle de réunion de la Commission scolaire débordait de parents décidés à assurer l'avenir des écoles Marquis de Saint-Célestin et Le Rucher de Saint-Sylvère.
Les commissaires de la Riveraine avaient une soirée particulièrement chargée à l'occasion de leur premier rassemblement de l'année scolaire. Ils avaient une rencontre d'information avec les parents de l'école Le Rucher à 18 h, puis une réunion portant en partie sur l'École Marquis à 20 h. Au moment d'ouvrir cette dernière, environ une centaine de parents remplissaient la salle, qui avait été aménagée pour une vingtaine de personnes.
En ouverture de la rencontre, la directrice générale de la Commission scolaire, Johane Croteau, a commenté que le début et la fin de l'été avaient été assez mouvementés pour les commissaires. Elle a cependant affirmé que les deux dossiers, ceux de l'École Marquis et de l'école Le Rucher, étaient prioritaires.
Mme Croteau a ensuite donné aux parents les derniers développements sur l'avenir de l'École Marquis. «Au départ, nous nous donnions jusqu'au mois de décembre pour évaluer les coûts des rénovations. Aujourd'hui, nous avons une bonne nouvelle, puisque nous parlons d'un délai de deux mois. Donc, nous devrions être fixés en octobre», assure-t-elle. 
La directrice générale a cependant expliqué aux parents qu'ils devraient patienter jusqu'au printemps avant d'être fixés sur le sort de l'école, puisque le ministère devait analyser la demande. Mme Croteau a cependant voulu rassurer les parents, en leur disant que la Commission scolaire désirait rencontrer les représentants du gouvernement dès qu'elle aura le rapport entre les mains.
Les commissaires ont également présenté aux parents une résolution qu'ils comptaient transmettre au ministère de l'Éducation. Mme Croteau a avancé que, dans le cas où les travaux de réfection de l'école Marquis seraient trop onéreux, la Commission scolaire souhaitait inscrire les travaux dans le Plan québécois des infrastructures 2018-2028. La directrice générale a cependant mentionné que cette procédure devait être effectuée avant le 22 septembre, ce qui expliquait pourquoi la Commission scolaire n'attendait pas le résultat des expertises.
Cette résolution témoignait notamment de la volonté de la Commission scolaire de conserver une école dans un secteur en croissance, situé à un emplacement géographique central, et qui avait bénéficié d'investissements importants dans son environnement immédiat.
Mme Croteau a toutefois indiqué que les délais de traitement de cette demande seraient plus longs, n'attendant une réponse qu'au cours de l'été 2018. Elle a cependant souligné qu'il s'agissait d'une estimation administrative, et que des ponts existent parfois pour accélérer les choses. À cet égard, elle a salué le ministère pour sa collaboration.
La résolution a été adoptée à l'unanimité, sous les applaudissements des citoyens de Saint-Célestin. Les deux maires de la municipalité partageaient d'ailleurs leur enthousiasme. «Je suis très satisfait de la rencontre. Je crois que tout le monde travaille dans la bonne direction, alors nous devrions avoir de bons résultats», a lancé Maurice Morin, maire de la paroisse de Saint-Célestin.
«Je suis très content que la population se soit déplacée en aussi grand nombre. Les gens ont à coeur leur école», renchérit Raymond Noël, maire du village de Saint-Célestin. M. Noël a aussi affirmé être en lien avec le ministre responsable du Centre-du-Québec, Laurent Lessard, et le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx. Selon le maire, ceux-ci seraient prêts à rencontrer les élus locaux à l'Assemblée nationale dès que le rapport sera publié.
Finaliser le dossier du Rucher
La rencontre d'information destinée aux parents des élèves de l'école Le Rucher a elle aussi suscité un vif intérêt. En début de rencontre, la directrice générale a expliqué aux parents les motifs qui avaient poussé la Commission scolaire à choisir l'option du Mont-Bénilde.
«Ce  que nous avions comme objectif, c'était de ne pas diviser l'école Le Rucher. Nous voulions prendre tout le monde pour les amener au même endroit. Les élèves ont des besoins particuliers, les classes sont déjà bien organisées, le personnel de l'école doit intervenir dans différents groupes. Donc, si nous avions divisé les élèves, il aurait fallu doubler les services professionnels à différents endroits, ce qui n'aurait pas été efficace. Aussi, l'équipe du Rucher est une équipe tricotée très serré», explique Mme Croteau.
Le transfert au Mont-Bénilde fait cependant en sorte que les élèves de l'école Le Rucher devront partager la cour d'école avec ceux de l'école alternative de Bécancour-Nicolet. «Physiquement, ils ne sont pas situés dans la même aile. Cependant, ils vont partager la même cour d'école. Nous nous sommes dit que nous allions discuter avec les gens de l'école alternative pour déterminer les mesures qui devront être prises. Mais je me dis qu'en cours d'année, il y aura sûrement de beaux échanges qui vont se faire», espère Mme Croteau.
Le secrétaire et directeur des services éducatifs de la Commission scolaire, Pascal Blondin, a aussi indiqué qu'il n'y aurait pas de service de garde pour les élèves de l'école Le Rucher, mais que les parents pouvaient demander que leur enfant soit transféré dans le service de garde de l'une des écoles avoisinantes une fois la journée terminée. M. Blondin a ajouté que des ressources professionnelles étaient disponibles à la Commission scolaire, si les élèves réagissaient mal à la rentrée. Rappelons que les élèves de l'école Le Rucher présentent des difficultés d'apprentissage et des troubles cognitifs.
En cours de rencontre, Mme Croteau a signalé que la plupart des dossiers des élèves avaient été détruits. «En ce qui concerne les dossiers scolaires des élèves et les documents qui les accompagnaient, nous n'avons pas récupéré grand-chose de l'incendie à part un classeur. Nous allons regarder ce qu'il y a à l'intérieur, mais pour le reste, nos professionnels vont travailler avec vous au cours de l'année», assure-t-elle.
Mme Croteau réservait cependant de bonnes nouvelles aux parents des élèves de l'école Le Rucher. «Le ministre de l'Éducation m'a dit que ces enfants, qui ont des besoins, vont ravoir une belle école», rapporte la directrice générale de la Commission scolaire.
Se préparer malgré tout
C'est dans les locaux de la Commission scolaire de La Riveraine, plutôt que dans leur propre établissement, que le personnel et les enseignants de l'école incendiée Le Rucher feront leur rentrée 2017, ce mercredi 23 août, soit quelques jours avant d'amorcer l'année scolaire, possiblement le 5 septembre.
Ce qui est certain, c'est que la visite du quatrième étage du Faubourg du Mont-Bénilde, où les 42 élèves du Rucher passeront l'année, est prévue pour les parents le 5 septembre, a confirmé mardi la présidente de la Commission scolaire, Marjolaine Arsenault.
«On espère que les élèves vont pouvoir commencer leur année scolaire le 5, mais ce n'est pas sûr», dit-elle, «parce qu'on commence les travaux.» Il y a l'aménagement de cloisons pour faire des petites classes et des aires de repos, «il faut aussi aménager des toilettes adaptées», signale-t-elle en assurant que les choses vont quand même bon train, mais en faisant valoir aussi qu'il y a quelques jours à peine, soit «la semaine passée, l'école était encore là.»
Mme Arsenault indique qu'il y a présentement une belle solidarité entre les écoles pour donner ou prêter du matériel en attendant que le ministère puisse fournir tout ce qu'il faut. «Commander des chaises, ça prend un mois», illustre la présidente.
L'incendie de l'école Le Rucher n'aura pas de conséquences sur le budget de la Commission scolaire, assure la présidente, puisque les assurances et le ministère vont défrayer en entier les pertes matérielles et à ce chapitre, tout est à remplacer, «même les crayons» indique-t-elle.