Le député de Bécancour-Nicolet-Saurel, Louis Plamondon.

«Avec lui, tout est possible»

Trois-Rivières — Le moins que l’on puisse dire, c’est que le couronnement d’Yves-François Blanchet comme chef du Bloc québécois est accueilli très positivement par la quasi-totalité des membres du parti indépendantiste, dont ses ténors.

Le député de Bécancour-Nicolet-Saurel, Louis Plamondon, est l’un de ceux-là. Selon le doyen de la Chambre des communes, l’ancien député et ministre dans le dernier gouvernement péquiste à avoir dirigé la destinée du Québec est la personne tout indiquée pour mener le parti en cette période de renouveau et à moins d’un an du déclenchement des élections. Le vétéran de la scène politique fédérale se dit d’ailleurs soulagé qu’une course à la chefferie n’ait pas été nécessaire afin de trouver le successeur de la controversée Martine Ouellet.

«Le gros bon sens l’a emporté. Nous avions un homme d’une grande qualité prêt à travailler pour faire du Bloc une force très solide à Ottawa. [S’il y avait eu une course], nous aurions perdu un mois [...] Son arrivée donne une dose d’énergie incroyable aux militants et à toute l’équipe. Avec lui, tout est possible», lance le député.

Conscient que la cagnotte électorale de son parti ne se compare en rien à celles des libéraux et des conservateurs et convaincu que ces deux partis vont en investir une bonne part afin de faire des gains au Québec, M. Plamondon croit par contre que son nouveau chef possède des qualités qui permettront tout de même au Bloc d’avoir les coudées franches pendant la prochaine campagne.

Le président du Bloc québécois, Yves Perron.

«Son expérience et son expertise, notamment en environnement, une question qui sera très importante pendant la campagne, seront de grands atouts durant les débats qui ont une très grande importance dans les campagnes électorales depuis quatre ou cinq ans», indique M. Plamondon.

L’actuel président du Bloc québécois et candidat dans Berthier-Maskinongé lors de la campagne de 2015, Yves Perron, tient aussi des propos dithyrambiques lorsqu’il est question de son nouveau chef.

«Il est un communicateur extraordinaire. C’est quelqu’un de clairvoyant qui est capable de rassembler les gens. Il est en mesure de tenir un discours intelligent, tout en faisant la promotion de la souveraineté. C’est de ça qu’on avait besoin», mentionne-t-il.

Sans dire qu’il avait peur qu’une course à la chefferie soit déclenchée, car on ne peut pas être selon lui contre ce processus tout en étant un défenseur de la démocratie, le président reconnaît tout de même que le couronnement de M. Blanchet facilitera les choses.

«Ce qui arrive présentement est le scénario idéal. Ça lui permettra d’être sur le terrain immédiatement et de s’impliquer notamment dans la partielle qui aura lieu dans Outremont», précise M. Perron.