François et Jean-François Quintal explorent différentes possibilités quant aux salles de réception de la Porte de la Mauricie.
François et Jean-François Quintal explorent différentes possibilités quant aux salles de réception de la Porte de la Mauricie.

Autre temps, autres mœurs à la Porte de la Mauricie

Martin Lafrenière
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste
YAMACHICHE — La réduction du nombre d’événements réunissant des centaines de convives amène la direction du restaurant la Porte de la Mauricie à réfléchir à l’avenir de ses salles de réception. Et il se pourrait bien que l’endroit accueille à moyen terme une salle de spectacles de style cabaret.

L’établissement de Yamachiche a longtemps été prisé par les nouveaux mariés qui invitaient 300 ou 400 personnes à leurs noces. La diminution marquée des mariages conduit les propriétaires à analyser les possibilités qui s’offrent à eux pour exploiter les lieux.

«On trouve qu’il y a un engouement pour les petites salles de spectacles, comme au magasin général Le Brun (de Maskinongé). Mais il n’y a rien de décidé encore. On veut dynamiser notre site. On explore les possibilités», explique Jean-François Quintal.

La Porte de la Mauricie devra vivre avec une certaine contrainte de hauteur si jamais la direction décide d’ouvrir une salle de spectacles. Advenant que cette orientation soit prise, la salle de spectacles pourrait être aménagée à une extrémité des salles de réception. Ainsi, la Porte de la Mauricie conserverait suffisamment d’espace pour accueillir des événements regroupant quelques centaines d’invités.

Cette réflexion entourant la vocation des salles de réception se poursuivra au cours des prochains mois dans le but d’arriver à un plan qui devrait être fixé au printemps 2020. D’ici là, François et Jean-François Quintal poursuivent leur politique d’investissements à l’intérieur de ce commerce qui offre aussi un restaurant, de l’hébergement et un salon pour les camionneurs.

Depuis qu’ils sont propriétaires des lieux, en février 2018, les hommes d’affaires ont développé un plan d’investissement de plus d’un million de dollars. Les cuisines de l’établissement ont été refaites et les camionneurs ont notamment accès à un salon réservé et des douches restaurées. La rénovation des salles de bain des salles de réception et le remplacement du plancher des chambres sont en processus de réalisation.

«Ça va faire deux ans qu’on est propriétaire, en février. On veut donner du pep à la place», ajoute M. Quintal.

Toujours partenaire du Noël du pauvre

L’équipe de la Porte de la Mauricie est prête à accueillir mercredi les quelque 550 convives qui prendront part au traditionnel souper au spaghetti du Noël du pauvre. C’est la 29e année que l’entreprise contribue gracieusement à la tenue de ce souper.

Dépendamment de la décision qui sera prise pour l’avenir de ses salles de réception, la formule du souper au spaghetti risque d’être modifiée à l’avenir. Mais la participation de la Porte de la Mauricie à cette cause va se poursuivre, assure Jean-François Quintal.

«On n’a jamais eu l’intention d’arrêter!, assure-t-il. C’est la 29e année, on va se rendre à 30 et on veut trouver une formule pour amasser le même montant d’argent. Est-ce que ça peut se faire sur deux soirs? Avec notre réflexion sur les salles de réception, ça pourrait ne pas changer grand-chose sur la capacité, car on a une verrière entre la salle à manger et les salles de réception. Ce n’est pas les possibilités qui manquent.»

Il n’y a pas que la vocation des salles de réception comme enjeu dans ce dossier. Avec sa nouvelle station pour les camions, la Porte de la Mauricie doit gérer la question de la sécurité de son stationnement. Lorsque 500 personnes arrivent pratiquement toutes dans une voiture pour le souper du Noël du pauvre, M. Quintal veut s’assurer que cette soirée synonyme d’entraide envers les plus démunis soit agréable pour tous les utilisateurs de l’établissement.

«On va être huit personnes mercredi dans le stationnement pour placer les autos. Ce n’est pas optimal. On veut que tout se passe bien et qu’il n’arrive pas d’événements malencontreux. Et il y a aussi le fait qu’on manque de main-d’œuvre. Avant, quand on avait des mariages de 300 ou 400 personnes, on avait une équipe rodée. Le souper, c’est beaucoup de préparation. Mais le soutien au Noël du pauvre va continuer. Il n’y a pas d’inquiétude à avoir là-dessus.»

La présidente du Noël du Pauvre de Louiseville, Pierrette Plante, avoue que la disparition possible d’un souper à 550 invités lui cause un pincement au cœur. Mais elle se réjouit de voir que la famille Quintal désire conserver son lien avec cette cause.

«C’est ma 20e année que j’aide au souper, c’est ma 16e année comme présidente. C’est un rituel de recevoir cet immense groupe. Et pour nous, le repas est totalement gratuit. Il est très payant pour nous. L’an passé, avec les contributions volontaires amassées durant la soirée, on a récolté 15 700 $ au total. Mais la famille veut continuer avec une formule différente. Et c’est rassurant. Je prends ça avec une grande joie.»