Donald Martel
Donald Martel

Autoroute 55: «Le ministre sait que j’ai des attentes»

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
BÉCANCOUR  — S’étant vu remettre mercredi la pétition de 444 signataires des mains du citoyen Rémi Provencher pour sécuriser certaines intersections de la 55, le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, a réitéré son engagement pour le doublement de l’autoroute tout en annonçant la venue du ministre des Transports, François Bonnardel, à Bécancour le 12 mars prochain pour y rencontrer le maire Jean-Guy Dubois.

«Le doublement de l’autoroute 55, c’est l’un des engagements que j’ai pris pour la dernière campagne électorale. Je n’ai pas dit qu’on la réaliserait, mais qu’on l’annoncerait à tout le moins. Ça faisait partie de mes engagements électoraux. Évidemment, j’ai déjà eu des discussions avec le ministre par rapport à ça. Je sais qu’on a beaucoup de gros dossiers à travers le Québec, mais le ministre sait que j’ai des attentes», a-t-il indiqué au Nouvelliste.

La pétition a pour but de sécuriser les entrées sur la 55 et les sorties se trouvant au niveau des intersections comprises entre les villages de Saint-Grégoire et Saint-Célestin, soit les rues Thibodeau, Forest (devenant Saint-Laurent) et Prince «avant de procéder au doublement de l’autoroute», avait précisé Rémi Provencher lors de la séance mensuelle du conseil municipal de Bécancour.

«J’ai vraiment été impressionné de la rigueur de la démarche. Ils m’ont sorti des chiffres que je ne connaissais pas, notamment au niveau du débit de circulation. Ils ont limité leurs personnes ciblées uniquement aux gens qui avaient affaire soit à Précieux-Sang ou dans le rang Thibodeau, Prince ou Forest. Ils m’ont soulevé des arguments dont l’appui des propriétaires d’autobus scolaires. Je n’avais jamais pensé à ça», avoue M. Martel.

Celui-ci avait déjà rencontré l’instigateur de la pétition avant qu’il la mette en branle. «Je suis très conscient de la problématique, compte tenu que je l’utilise moi aussi à tous les jours. J’ai vu parfois des accidents presque arriver, j’ai vécu des situations personnellement. Il n’avait pas à me convaincre, c’est une problématique que j’avais déjà adressée à François Bonnardel et quand je l’ai avisé de ça, il a téléphoné à Jean-Guy Dubois pour lui dire qu’il viendrait le rencontrer. Et là, c’est la prochaine étape», explique le député, qui assistera à la rencontre.

«Je ne suis pas un spécialiste de planification, mais pour moi, il y a une priorisation à faire au niveau de sécuriser ce territoire-là et dans mon esprit, ça doit se faire dans une démarche de dédoubler la 55 à la grandeur», a conclu M. Martel.