Comme plusieurs enfants autistes de la Mauricie, Elliot Tremblay a rencontré le père Noël dimanche.

Autisme: une rencontre du père Noël toute spéciale

Trois-Rivières — Pour de nombreux enfants autistes, il peut parfois être difficile d’aller s’asseoir sur les genoux du père Noël au centre commercial sans perturbation lors de la période des Fêtes, comme la majorité des enfants de leur âge. Elliot Tremblay, âgé de neuf ans, et une dizaine d’enfants autistes de la Mauricie, ont toutefois eu un accès privilégié au père Noël dimanche, aux Galeries du Cap, afin de leur faire vivre une meilleure expérience des Fêtes.

«Aujourd’hui, on est venu mettre des étincelles dans les yeux des enfants autistes, car eux aussi croient au père Noël et leur famille a aussi envie que leurs enfants vivent les mêmes étapes que tout le monde lors du temps des Fêtes. Malheureusement, quand on va dans un centre commercial où il y a beaucoup d’enfants, les jeunes autistes ont tendance à perdre patience, donc on a demandé aux Galeries du Cap d’avoir un moment seuls avec le père noël pour nos cocos aujourd’hui», souligne la directrice générale d’Autisme Mauricie, Martine Quessy.

La magie et l’excitation étaient d’ailleurs dans l’air dimanche, alors qu’une vingtaine de jeunes, dont une dizaine d’enfants autistes accompagnés de leurs frères et sœurs attendaient impatiemment le père Noël lors de cette activité organisée pour une seconde édition par Autisme Mauricie.

À 11 h tapantes, celui qui était tant attendu a ainsi fait son arrivée, au plus grand bonheur des enfants autistes et de leur famille réunies pour l’occasion.

Elliot Tremblay était d’ailleurs l’un des premiers à faire la file pour pouvoir rencontrer le père Noël avec sa sœur. Une première pour le jeune garçon qui n’a pas l’habitude d’assister à de tels événements. Même si Elliot semblait quelque peu distant lors de sa visite avec le père Noël, il nous a toutefois mentionné en entrevue être heureux de sa rencontre et du cadeau remis par le père Noël.

«C’est la première année qu’on vient à cette activité organisée par Autisme Mauricie, car c’est une activité qui est mieux adaptée à la condition d’Elliot. Puisqu’il y a moins de monde  aujourd’hui, c’est plus facile pour Elliot, car si on doit patienter trop longtemps dans une file d’attente, il devient très anxieux puisqu’il ne sait pas ce qui s’en vient. Si ce n’était pas de cet événement-là, on passerait seulement devant le père Noël, mais on n’attendrait pas longtemps en ligne pour le voir», avoue la maman d’Elliot, Kathleen Michaud.

Même si Elliot reste fonctionnel dans ses activités de tous les jours, une activité de ce genre exige toutefois pour lui et sa famille une préparation de quelques jours afin de vivre cette expérience avec le moins d’anxiété possible.

«À la maison, on doit être structuré avec Elliot. On a donc un horaire assez stable et il ne faut pas trop bouger les choses dans l’horaire. On le structure beaucoup dans le temps et ça le rassure. Par exemple, pour venir ici, on a commencé à lui en parler vendredi et samedi, on lui a mentionné avec le calendrier la date et on lui a montré l’heure de notre visite. On a ensuite dessiné le père Noël pour se familiariser. Ce matin (dimanche), Elliot était d’ailleurs très content de venir», mentionne Kathleen Michaud.

C’est ainsi, sans pression et sans jugement, que les jeunes autistes ont pu passer un bon moment en famille à l’approche des Fêtes, dimanche.

«Ce n’est pas toujours facile avec des jeunes autistes, car on a le regard des gens autour si l’enfant fait une crise. Certains parents n’osent pas sortir par peur du jugement des autres. La manière de faire aujourd’hui est donc plus gagnante pour les familles qui souhaitaient faire vivre cette expérience à leurs enfants», a conclu Martine Quesssy.