Le député sortant de Champlain, Pierre-Michel Auger.

Auger questionne l’intervention de LeBel

Trois-Rivières — Le député sortant de Champlain et candidat libéral Pierre-Michel Auger a vivement réagi lundi aux propos de sa rivale caquiste, Sonia LeBel, qui a choisi de faire de la protection de la jeunesse un enjeu majeur de sa campagne tout en dénonçant que l’enquête de la Commission des droits de la personne sur la DPJ en Mauricie et Centre-du-Québec n’ait toujours rien donné.

Rappelons que Mme LeBel, lors de l’ouverture de son local de campagne, s’est indignée de voir que deux ans après le déclenchement de cette enquête, lancée à la suite de deux cas graves de négligence dans la région, aucun rapport n’ait encore été déposé et aucune recommandation n’ait encore été émise.

Pierre-Michel Auger a sursauté en lisant ces propos, lui qui se questionne grandement sur la pertinence des propos de Mme LeBel, elle-même avocate, qui connaît le processus d’enquête. «Il y a une enquête de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse en cours. Elle est elle-même une avocate, et ayant pris part à la Commission Charbonneau, elle doit connaître l’importance de respecter le processus d’indépendance d’une telle enquête. J’ai trouvé ça totché de la voir se prononcer là-dessus», lance Pierre-Michel Auger.

Bien qu’agacé de voir son adversaire s’immiscer de la sorte dans ce sujet, M. Auger n’était pas prêt à dire que c’était digne d’une plainte au Barreau. «C’est une bonne question, je ne suis pas juriste. Pour ma part, je me questionne», indique-t-il.

En ce qui concerne la protection de la jeunesse, M. Auger n’a pas manqué de rappeler les investissements réalisés par son gouvernement, soit un plan d’action de 11 M$ sur les fugues, des investissements de 15 M$ pour l’ajout de psychologues et d’autres investissements de 12 M$ pour améliorer le taux de prise en charge et la réduction des listes d’attente, pour ne nommer que ces mesures. Il ajoute que lors de l’émission de recommandations, le gouvernement n’a jamais hésité à les mettre en pratique pour améliorer le système.

«Lorsqu’il y a eu une situation similaire où il y a eu un rapport de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse, nous avons agi dès que nous avons eu le rapport en mettant en place les différentes recommandations sans attendre. Si la Commission fait des recommandations suite à son enquête, nous ferons la même chose et agirons sans délai», a-t-il ajouté, rappelant qu’étant père de quatre enfants, il faisait de la protection de la jeunesse une priorité incontournable, une préoccupation qui n’est «pas l’affaire d’une personne ou d’un parti, mais de la société», renchérit-il.