Le nouveau jeu d’évasion à l’Office des signaux de Batiscan a été conçue par Stéphane Rouette, directeur loisirs et culture de Batiscan et Emmanuelle LaBarre, agente de développement touristique pour la Corporation touristique de Batiscan.

Au cœur des années 50 avec un jeu d’évasion

BATISCAN — À l’Office des signaux de Batiscan, à l’intérieur du Hangar de Batiscan, un nouveau jeu d’évasion est offert depuis la mi-juillet aux visiteurs qui souhaitent se transporter en 1957, à l’époque de la Guerre froide, afin d’élucider le mystère qui plane sur l'empoisonnement inexpliqué d’un officier.

Le jeu d’évasion, qui prend place au deuxième étage du musée, aux abords du fleuve Saint-Laurent, a comme but de faire vivre une expérience hors du commun aux participants à travers l’enquête, en plus de les informer d’aspects historiques de l’époque.

Dès l’arrivée des participants, c’est Rose Brunelle, femme de Maurice Brunelle, employé de l’Office des signaux de Batiscan, qui les informe du drame qui vient de se produire. C’est elle qui a retrouvé Adélard Marchand, visiblement empoisonné, dans le bureau que les enquêteurs amateurs doivent scruter afin d’y trouver le maximum d’indices.

À partir du moment où les participants entrent à l’intérieur de la pièce à examiner, ils ont une heure pour résoudre les trois énigmes inscrites à l’intérieur de la mallette d’instruments qu’on leur fournit pour effectuer leur enquête. Les visiteurs doivent réussir à trouver la substance qui aurait servi à l’empoisonnement, le motif du geste, ainsi que son auteur.

Le nouveau jeu d’évasion, qui accepte les groupes de 2 à 6 personnes, remplace la visite expérientielle auparavant offerte dans ce lieu patrimonial. Toutefois, les besoins de main-d’oeuvre et d’équipements nécessaires pour assurer sa pérennité a poussé Emmanuelle LaBarre, agente de développement touristique pour la Corporation touristique de Batiscan et Stéphane Rouette, directeur loisirs et culture de Batiscan, à mettre sur pied un nouveau concept. Ces derniers ont également voulu impliquer davantage le participant dans l’expérience, et non le placer en «mode spectateur», comme c’est souvent le cas lors de visites.

«On s’est dit que si le personnage n’était pas dans la pièce, que les gens allaient prendre un rôle plus actif, explique Mme LaBarre. C’est un peu ça la stratégie: on vous fait vivre une expérience super ludique, mais vous avez appris du contenu de l’exposition.» C’est que l’ensemble de l’ambiance, allant du décor au costume de Rose Brunelle, rappelle l’époque des années 50.

Tout au long de l’enquête, les participants réussissent également à mieux comprendre le métier d’officier à l’aide du matériel que l’on retrouve dans la pièce. Mme LaBarre et M. Rouette se sont d’ailleurs inspirés de faits réels pour mettre le jeu d’évasion sur pied. À titre d’exemple, les noms des officiers Brunelle et Marchand n’ont pas été choisis par hasard: ils ont réellement été à l’emploi de l’Office des signaux de Batiscan.

Mme LaBarre prépare présentement le dossier du jeu d’évasion de l’Office des signaux de Batiscan pour s’inscrire au Prix excellence tourisme. «Leurs critères principaux, c’est que ce soit authentique et original, donc je pense qu’on a de bonnes chances», estime-t-elle.

Le jeu d’évasion au Hangar de Batiscan est disponible au public jusqu’à l’automne, puis sera de retour l’été prochain.