Le président de la firme Siberia, Jean-François Major, et le président de la Cité de l’énergie, Roland Desaulniers, ont dévoilé la nouvelle exposition permanente.

Au cœur de l’énergie

SHAWINIGAN — La nouvelle exposition permanente de la Cité de l’énergie, intitulée Planète Énergie, pousse encore plus loin la découverte de cette force qui nous entoure et qui revêt une très grande importance pour l’humanité.

Composée d’un spectacle multimédia qui fera voyager les visiteurs au cœur de l’énergie et d’une exposition aux allures futuristes qui traite entre autres des enjeux énergétiques de l’avenir, cette nouvelle attraction du complexe touristique shawiniganais sera ouverte au public dès ce week-end. Elle constitue la troisième exposition principale depuis l’ouverture de la Cité de l’énergie, il y a maintenant 25 ans. Elle a été conçue par la firme montréalaise Siberia – qui avait créé les deux précédentes expositions – et a nécessité un investissement d’environ trois millions de dollars et plus de 10 mois de travail.

Même si des problèmes techniques hors de leur contrôle les ont empêchés, jeudi après-midi, de le présenter aux médias ainsi qu’à quelques invités, les créateurs du spectacle multimédia soutiennent qu’il s’agit d’un vol énigmatique de particules d’énergie qui conduit les visiteurs dans un environnement multimédia immersif où l’énergie est présentée comme un phénomène puissant, à la fois mystérieux et familier. Des effets spéciaux saisissants et multisensoriels plongent rapidement le spectateur au cœur du Soleil, source première de l’énergie terrestre. Le visiteur est donc amené à découvrir de nouvelles manifestations de l’énergie ainsi que leurs impacts à l’échelle planétaire.

«On parle de l’énergie qui est essentielle à la vie. S’il n’y avait pas d’énergie, il n’y aurait pas de vie cellulaire. Il n’y aurait pas de vie sur la Terre. À la fin du spectacle, on propose des points importants qui posent des problèmes. De plus, c’est un spectacle multisensoriel. La Cité voulait que l’on reconduise les effets spéciaux qu’il y avait dans l’ancienne exposition. Il y a de la pluie, du vent et de la tempête. Il va vous neiger dessus! Il y a des vibrations. Vous allez sentir l’énergie autour de vous. La qualité de la projection a également été améliorée. On ne voit pas les bordures des images. C’était important de sentir que nous étions dans un environnement immersif et non dans une salle en train de regarder un film», explique Jean-François Major, président de la firme Siberia.

En ce qui concerne l’exposition, elle invite les gens à prendre conscience de l’équilibre délicat à l’échelle planétaire entre la nature, l’énergie et la société, et ce, grâce à plus de 20 stations interactives. Ses concepteurs soutiennent qu’elle jette un regard nouveau sur les enjeux énergétiques et climatiques et qu’elle va plus loin dans l’étude des concepts que ses prédécesseurs.

«Le volet historique était omniprésent dans l’ancienne exposition. On parlait beaucoup d’Hydro-Québec, de Shawinigan et des réalités énergétiques québécoises. Là, on a laissé ça pas mal de côté pour s’intéresser plutôt au monde qui nous entoure. On parle notamment du charbon et d’autres sources d’énergie que l’on voit moins ici mais que l’on utilise beaucoup notamment en Chine, en Inde et aux États-Unis. Comme ils font partie des sources de CO2, on aborde ces sujets-là. [...] Dans la dernière partie de l’exposition, on parle beaucoup du futur énergétique via des jeux interactifs et participatifs pour le grand public», explique M. Major avant d’ajouter qu’il est également question du phénomène du réchauffement climatique.

Pour 10 ans
Une exposition permanente de cette envergure est généralement conçue pour durer une dizaine d’années. Cette dernière a cependant été élaborée afin d’être mise à jour au cours de sa vie utile et ainsi, améliorer l’expérience des visiteurs.

Dans la conception de l’exposition, une attention toute particulière a été portée à l’exactitude des faits, données et énoncés scientifiques qui la composent. Plusieurs spécialistes, dont certains œuvrant pour Hydro-Québec, ont approuvé les textes qui sont lus dans les vidéos et dans le spectacle ainsi que ceux que l’on retrouve sur les panneaux.

Ère post-Robert Trudel
Comme il fallait s’y attendre, l’ancien directeur général de la Cité de l’énergie, Robert Trudel, n’était pas présent lors de la présentation. Et même s’il a sûrement eu un grand rôle à jouer dans l’élaboration des concepts et la mise en place de la nouvelle exposition, son nom n’a pas été prononcé une seule fois par les différentes personnes qui ont pris la parole.

Rappelons que M. Trudel a décidé de prendre sa retraite en début de semaine dans la foulée des allégations le concernant en matière d’inconduites à caractère sexuel, d’intimidation ou de harcèlement. Il avait quitté temporairement son poste à la suite de témoignages de cinq femmes, dont quatre anonymes.