Atterrissage d'urgence d'un avion d'Air Transat: un jeune Trifluvien était à bord

Trois-Rivières — De la fumée dans la soute d’un avion d’Air Transat, qui a décollé de Montréal, a forcé l’appareil à effectuer un atterrissage d’urgence à l’aéroport international de Newark-Liberty dans la région de New York, samedi matin.

La compagnie aérienne a indiqué sur Twitter que cet atterrissage forcé a été causé par des indications de fumée dans la soute. Le Trifluvien Émile Boivin comptait parmi les 189 passagers du Boeing 737. Il devait rejoindre sa famille à Fort Lauderdale, en Floride, accompagné d’un ami.

«Les agents de bord nous ont prévenus qu’on devait atterrir d’urgence, mais ils ne nous ont pas dit pourquoi, probablement pour qu’on ne panique pas, raconte le jeune homme de 17 ans. Ils ont fait un travail incroyable pour qu’on arrive à rester calme.»

Une fois l’appareil arrivé sur le tarmac de l’aéroport de Newark-Liberty, ses passagers en sont sortis par des glissades d’évacuation. Émile Boivin a pu appeler ses parents, qui l’attendaient à Fort Lauderdale, pour les rassurer. Enfin, après 11 heures d’attente à l’aéroport de Newark-Liberty, un autre avion est venu chercher les passagers pour les mener à bon port.

Émile Boivin sort de cette mésaventure indemne, avec toute une anecdote à raconter à son retour. Deux voyageurs qui prenaient place à bord de l’appareil n’ont pas eu autant de chance et ont été légèrement blessés. L’un d’entre eux a été conduit à l’hôpital pour des examens plus approfondis.

Malgré tout, le jeune Trifluvien assure que l’incident ne le rend pas plus craintif de prendre l’avion.

«On a juste été vraiment malchanceux, mais je ne pense pas que ça arrive souvent, indique-t-il. Ça ne me fait pas plus peur qu’avant de prendre l’avion.»

La cause de la fumée reste toutefois un mystère, puisqu’après inspection de l’appareil, le Port Authority of New York and New Jersey a indiqué n’avoir découvert la trace d’aucun incendie. Une enquête est en cours pour comprendre ce qui a entraîné cet atterrissage d’urgence.

Avec La Presse Canadienne