L’attaque informatique majeure survenue chez Olymel il y a deux semaines a eu des répercussions jusque dans les usines de la Mauricie.
L’attaque informatique majeure survenue chez Olymel il y a deux semaines a eu des répercussions jusque dans les usines de la Mauricie.

Attaque informatique majeure chez Olymel: des répercussions jusqu’en Mauricie

Amélie Houle
Amélie Houle
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — L’attaque informatique majeure provoquée par un logiciel malveillant dont a été victime l’entreprise Olymel au début du mois a vraisemblablement eu des répercussions jusqu’en Mauricie. En effet, bien que les informations rentrent au compte-gouttes et qu’il est difficile d’avoir des informations à ce sujet de la part de l’entreprise elle-même, il semble que la panne qui a affecté des installations d’Olymel au Québec et au Canada a également eu des impacts sur les usines de la région.

«On n’a pas eu beaucoup d’informations de la part de l’employeur, mais ce qu’on a su, c’est qu’on a été victime d’une attaque informatique et que le système a été paralysé pendant quelques jours. Et même encore aujourd’hui, il y a certaines lacunes à ce niveau. On a d’ailleurs eu des problèmes au niveau opérationnel il y a deux semaines qui ont causé des problèmes aux travailleurs, bien que l’usine ait pu fonctionner avec certains problèmes. Notre grosse inquiétude quand on a eu vent de l’information, c’était au niveau de la rémunération, mais finalement, on n’a pas eu de problème et tout s’est bien déroulé», souligne le délégué syndical en chef, Janick Vallières.

Du côté d’Olymel, on confirme en effet qu’une attaque informatique a touché l’entreprise au cours des dernières semaines, sans toutefois vouloir s’avancer davantage sur le sujet.

«La seule chose que je peux vous dire, c’est qu’effectivement, il y a eu un incident il y a deux semaines. C’est un incident informatique majeur qui nous a amenés à restaurer nos systèmes et maintenant, tout est rentré dans l’ordre et il y a une enquête en cours. Il y a évidemment eu des inconvénients, dont l’arrêt du système informatique qu’on a rétabli rapidement, mais nos opérations n’ont pas été entravées, sauf pour des cas précis», précise le porte-parole d’Olymel, Richard Vigneault.

D’ailleurs, alors qu’une demande de rançon est souvent associée à ce type d’attaque, il a été impossible de pouvoir confirmer l’information mardi, tant du côté de l’entreprise que du côté syndical.

«Il y a oui des rumeurs concernant une possible rançon, mais ce n’est pas officiel et c’est des ouï-dire qu’on entend seulement entre les branches», conclut toutefois Janick Vallières.