C'est avec émotion que les Demois'Ailes ont complété leur défi, une course à relais de 710 km reliant Toronto à Trois-Rivières.

Arrivée triomphale des Demois'Ailes

C'est sous une chaleur accablante que les seize Demois'Ailes ont terminé leur course à relais de 710 km, en compagnie d'autres coureurs venus parcourir les derniers kilomètres avec elles.
Hier en fin d'après-midi, environ 150 personnes attendaient impatiemment leur arrivée sous un soleil de plomb au parc portuaire de Trois-Rivières. Un tonnerre d'applaudissements s'est fait entendre dès qu'elles sont apparues, ruisselantes mais visiblement heureuses d'avoir complété le parcours. Plusieurs d'entre elles ont fondu en larmes lorsqu'elles ont finalement franchi la ligne d'arrivée, vite entourées par leurs proches venus pour souligner leurs efforts.
Elles ont amorcé leur périple dans la nuit de jeudi à la Tour du CN de Toronto, parcourant en tout 710 km en quatre jours. Chacune d'entre elles a parcouru de 80 à 90 km dans le but d'amasser des fonds pour la maison d'hébergement pour femmes Le FAR. "Ça s'est fini dans la fébrilité, dans les pleurs, avec des blessures aussi, les dix derniers kilomètres ont été particulièrement difficiles... Mais il n'y a pas eu de problèmes majeurs. Même s'il a fait très chaud et humide tout le long, tout a bien été d'un bout à l'autre de la course », commente la Demois'Aile Josyane Pinard. Deux des Demois'Ailes ont d'ailleurs dû franchir les derniers kilomètres de la course sur une remorque traînée par un vélo à cause de blessures.
Une version des faits que confirme Ingrid Morin, la plus jeune coureuse à faire partie du groupe.
« La course s'est bien passée, mais nos petits bobos sont ressortis. Côté cardio, tout allait très bien parce que nous nous entraînons depuis plusieurs mois, c'est pour le corps que ç'a été plus difficile », explique la jeune femme de dix-sept ans. Sa mère, Christine Larivière, a aussi pris part à la course. « Au départ, je l'ai proposé à ma fille pour me rapprocher d'elle et pour qu'on relève un défi ensemble. Je ne courais pas du tout avant, ça été une expérience de dépassement de soi et de persévérance plus que de performance. »
Les seize femmes devenues complices au fil du temps se sautaient dans les bras et dans ceux de leurs coachs, qui les ont accompagnées tout au long du parcours. « Les coachs étaient là pour motiver et encourager les filles quand elles se sentaient sur le point d'atteindre leurs limites. On ne relève pas de grands défis qu'en stimulant des muscles et en mangeant des carottes, ce qui se passe dans la tête est aussi très important! », rappelle le président d'Esprit de Corps Gilles Barbot, le groupe qui s'est occupé de leur entraînement et qui a assuré leur sécurité pendant la course.
Les Demois'Ailes sont redevenues émotives quand un membre du conseil d'administration de la maison le FAR, Claude Bolduc, s'est publiquement adressé à elles pour les remercier. « En plus d'amasser de l'argent, elles ont tenu à venir visiter la maison pour s'imprégner de ce que ces femmes vivent au quotidien. Elles sont de véritables ambassadrices pour le FAR et je leur dis sincèrement merci. »
« Cette course n'aurait pas eu lieu sans le soutien de notre famille, de nos amis et de nos employeurs. Nous nous sommes aussi beaucoup inspirées des femmes de la maison le FAR pendant notre défi. Repenser à toutes ces femmes qui prennent leur vie en main nous rappelait qu'elles vivent des défis encore plus importants que le nôtre », a affirmé Josyane Pinard, au nom de toutes les Demois'Ailes.
Ces dernières dévoileront, cet après-midi à l'hôtel de ville de Trois-Rivières, le montant qu'elles ont amassé pour la maison le FAR.