Yvon Deshaies

Aréna de Louiseville: Deshaies veut régler le dossier

LOUISEVILLE — Yvon Deshaies veut profiter de son deuxième mandat à la mairie de Louiseville pour régler une fois pour toutes la gestion et le financement de l’aréna de Louiseville. Cette gestion pourrait se faire avec la participation des municipalités voisines, une idée qui commence à faire son chemin, car les utilisateurs de l’aréna provenant de l’extérieur de Louiseville sont nombreux.

Le maire de Louiseville ne sait pas encore quelle forme prendra la structure qui aura à gérer l’aréna. Mais il sait que le dossier doit cheminer et aboutir à du concret d’ici 2021.

«Mon but est d’avoir un organisme. J’espère une entente pour que l’aréna soit un équipement supralocal, qu’on ait une régie ou autre chose. Ça commence à se discuter autour de la table des maires (de la MRC de Maskinongé). C’est nouveau. Avant, ce sujet-là, c’était quasiment la lèpre! Aujourd’hui, des maires disent qu’il faudra s’asseoir un jour pour régler ça. Le débat va s’ouvrir. Je ne veux pas faire le boss dans ça. Je veux que tout le monde y trouve son compte. Ça prend une entente équitable.»

Roger Michaud

Le maire de Louiseville rappelle que l’entretien de l’aréna coûte plus de 600 000 $ par année et que les revenus tournent autour de 400 000 $, essentiellement des revenus provenant de la location d’heures de glace. La perte est absorbée par la Ville de Louiseville, donc par les contribuables.

«Un sou de taxe rapporte environ 55 000 $ à la Ville... Un aréna, ce n’est pas payant. C’est un service qu’on donne.»

Mike Touzin, conseiller municipal de Louiseville et responsable du dossier, reconnaît que dans un monde idéal, une régie serait une option intéressante.

François Gagnon

«C’est vrai. Mais on n’est pas rendu là. Une chose à la fois», mentionne M. Touzin, en parlant des municipalités voisines de plus en plus nombreuses à soutenir financièrement leurs jeunes athlètes inscrits au hockey mineur et au patinage artistique à Louiseville.

Roger Michaud, maire de Maskinongé, est plutôt favorable à l’établissement d’une structure comme une régie pour la gestion de l’aréna louisevillois. Mais pour avoir le vote de Maskinongé, Louiseville devra accepter que la structure de gestion accorde du pouvoir à ses membres, comme c’est le cas avec la Régie d’aqueduc de Grand Pré.

«La régie de l’eau marche assez bien. Pourquoi une régie de l’aréna ne marcherait pas? Si l’aréna devient un équipement supralocal ou une régie, j’ai un mot à dire. Je n’ai rien contre. Je vais même promouvoir l’idée auprès de mon conseil, car je ne peux pas avoir d’aréna. Si tout le monde proche de Louiseville embarque, on aura droit de parole. On pourrait regarder un paquet d’avenues pour la gestion de l’aréna», raconte M. Michaud, qui affirme avoir proposé à Louiseville, il y a deux ans, de mettre sur pied une régie pour l’aréna.

Paul Carbonneau

À Saint-Justin, François Gagnon est du même avis concernant une régie de l’aréna.

«C’est la première fois que j’entends parler de ça, mais à première vue, je serais favorable. C’est une question d’équité envers tout le monde. On utilise depuis longtemps l’aréna et c’est toujours Louiseville qui assume la facture. Une régie, ça pourrait être bon. Mais ça nous prend un droit de regard sur la gestion. C’est le principe d’une régie», indique le maire de Saint-Justin.

Du côté de Yamachiche, le maire Paul Carbonneau affirme ne pas avoir discuté d’une régie de l’aréna avec son conseil. S’il estime qu’un tel organisme serait «plus logique», il veut prendre le temps d’analyser les avantages et les inconvénients d’une telle idée avant de trancher.

Le maire de Louiseville ne sait pas encore quelle forme prendra la structure qui aura à gérer l’aréna. Mais il sait que le dossier doit cheminer et aboutir à du concret d’ici 2021.

«Il faut prendre le temps d’en discuter. Mais on est bien heureux de contribuer à nos jeunes. Je préférerais ça à une régie. C’est le principe de l’utilisateur-payeur», mentionne le maire Carbonneau, faisant référence au système actuel par lequel Yamachiche soutient financièrement ses jeunes citoyens qui font du sport à l’aréna de Louiseville.

Trois-Rivières attend un retour des municipalités

La Ville de Trois-Rivières affirme avoir rencontré les municipalités concernées par le dossier des tarifs supralocaux afin d’expliquer sa démarche en la matière. Elle s’attend à avoir un retour de la part de ces municipalités au début de 2019.