René Fugère

Arctic Béluga réfute les allégations de Tim Martinez

«Nous n'avons aucun blâme à prendre. Nous avons respecté notre contrat à la lettre. Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour le respecter avec toutes les embûches que Tim Martinez nous a mis entre les pattes».
C'est en ces termes que le vice-président de Recyclage Arctic Béluga, René Fugère, a tenu à répondre aux propos du propriétaire d'Aleris.
La compagnie de M. Fugère est maintenant devant les tribunaux depuis plusieurs mois en raison de poursuites intentées par Tim Martinez, poursuites que René Fugère n'hésite pas à qualifier de loufoques et sans fondement.
«Ça n'a rien à voir avec la fuite de BPC. Le déversement dont il parle, ça a été causé en tassant un transformateur, et on parle de produit qui s'est écoulé sur environ un pied carré, et qui a immédiatement été nettoyé par des spécialistes. La fuite a été colmatée, tout a été fait dans les règles de l'art», explique René Fugère, qui refuse de porter le chapeau de pollueur que le propriétaire actuel veut lui faire porter.
M. Fugère se souvient qu'à la demande du ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP), l'entrée sur le chantier de sa compagnie devait se faire sous supervision d'une firme de consultants spécialisés en environnement.
Tim Martinez avait alors embauché Sanexen. Toutefois, selon René Fugère, ce serait M. Martinez qui aurait aussi demandé à Sanexen de quitter les lieux au bout d'un certain temps, entraînant l'ordonnance du MDDEFP de cesser les travaux.
«Selon le contrat, tout le volet environnemental était son entière responsabilité», signale René Fugère.
Par ailleurs, le contrat stipulait aussi que le remboursement des taxes municipales et des frais encourus se ferait à même les sommes recueillies des matériaux sortis du site.
Or, contrairement aux affirmations de Tim Martinez, René Fugère soutient en avoir payé une bonne partie de sa poche.
«On a payé 675 000 $ en taxes municipales dans la dernière année, mais jamais on n'a sorti assez de matériaux du site pour financer tout ça. Une grosse partie du montant a été payée par Arctic Béluga, autant que des frais de 100 000 $ au MDDEFP pour l'entretien des pompes que M. Martinez a cessé de faire. Tout devait se rebalancer avec l'argent qu'on ferait une fois le contrat complété, mais on n'a jamais pu finir, on a été obligés de sortir. Oui, le contrat parlait d'un minimum garanti, mais à la fin des travaux seulement. Le chantier n'a pas été fait à moitié», signale-t-il.
Quand on lui demande combien d'argent sa compagnie a pu engloutir dans ce projet toujours inachevé, il pousse un long soupir. «J'aime autant mieux ne pas le dire», lance René Fugère.
Du côté de la Ville de Trois-Rivières, on confirme avoir reçu 650 000 $ en paiement de taxes entre 2012 et 2013, dont un dernier paiement de 75 000 $ le 21 janvier 2013.
En date de mercredi, il reste 335 966, 74 $ en taxes et intérêts cumulés à payer sur le compte de taxes municipales.