La SPCA de Montréal a mené une perquisition en mai dernier au Zoo de Saint-Édouard.

Application du Code criminel relatif à la cruauté animale: un processus de nomination à revoir, selon trois citoyens

Trois-Rivières — Trois citoyens de la Mauricie lancent une pétition demandant au gouvernement du Québec d’accorder aux agents du MAPAQ le pouvoir de faire appliquer le Code criminel relatif à la cruauté animale et d’écarter l’organisme SPCA de Montréal du processus.

Annie Carle, Pamela Dubois et Yvon Marin souhaitent que Québec révise le processus de nomination des constables spéciaux de la SPCA de Montréal qui sont responsables de faire respecter cet article du Code criminel. Selon eux, la SPCA de Montréal affiche de trop nombreux conflits d’intérêts concernant les animaux en même temps qu’elle fait appliquer ladite loi. Sur le site web de la SPCA de Montréal, on peut lire que l’organisme s’oppose à l’utilisation d’animaux à des fins de divertissement dans des milieux ou des conditions qui compromettent leur bien-être, comme les zoos, les aquariums, les rodéos, les courses ou les combats de chiens.

«Depuis le mois de mai, on fait des recherches. Ça n’a pas de bon sens qu’un organisme privé et opaque ait des pouvoirs de constables spéciaux. C’est un organisme opaque, car on n’a pas accès à savoir qui sont ses donateurs. La SPCA est contre les rodéos, les calèches, les zoos. Ils sont biaisés dans leur mandat d’exécution. Ce qu’on demande est que la loi soit appliquée par les agents du MAPAQ. Ces agents sont des employés de l’État. Ils sont donc transparents et redevables aux citoyens qui posent des questions», estime Mme Carle.

Selon le groupe, l’émission de télévision SPCA en action peut biaiser la perception de téléspectateurs en faveur de l’organisation.

«La SPCA se sert de ses pouvoirs de constables pour aller chez des entreprises et des particuliers qui ont des animaux et pour filmer le tout même si la personne n’est accusée de rien, affirme Annie Carle. Je ne comprends pas que des constables aient une émission télévisuelle, arrivent chez les gens et, en plus, ils demandent de l’argent.»

Le groupe souhaite amasser 1000 signatures pour cette pétition format papier dont plusieurs exemplaires sont mis en circulation. Le groupe a l’objectif que cette pétition soit déposée à l’Assemblée nationale au cours des prochains mois.