Le maire Michel Angers reconnaît que d’importantes réflexions s’imposeront cet automne en prévision du budget, notamment en ce qui concerne l’asphaltage des rues et le service de transport en commun.

Angers tient à son cadre financier

SHAWINIGAN — On a parfois l’impression de vivre le jour de la marmotte au conseil municipal de Shawinigan. Par exemple, lors de la séance publique du 11 septembre, d’autres récriminations sont venues aux oreilles des élus au sujet de l’entretien des rues et du transport en commun. Cette insistance provoquera une réflexion, promet le maire, qui tient, du même souffle, à respecter sa politique de contrôle des dépenses pour favoriser le remboursement de la dette.

Lors de la séance régulière du conseil en août, Jean-Pierre Jolivet et André Jourdain avaient profité de la période de questions pour savoir comment pouvaient s’expliquer les interminables délais pour réparer des bris dans la chaussée. M. Jolivet est revenu à la charge lors de la dernière assemblée, faisant remarquer au conseil municipal que le trou sur la 18e Rue, au coin de la 13e Avenue, sévissait toujours.

Cette fois, il a reçu l’appui de Réjean Lefebvre, du secteur Shawinigan-Sud, qui se demande quand la Ville interviendra-t-elle dans les rangs Saint-Michel et Saint-Pierre.

«C’est mon pèlerinage annuel», fait-il remarquer. «Les gens des rangs Saint-Pierre et Saint-Michel sont patients, aussi patients que ceux qui attendent le dragage au parc de la Rivière-Grand-Mère.»

«Nous ne demandons pas que les rangs soient refaits au complet», ajoute M. Lefebvre. «Mais au moins, on s’attend à ce qu’on en fasse des parties. Il y a de plus en plus de gens qui font le tour du rang. Je vous garantis qu’il y a des fissures assez dangereuses pour quelqu’un qui fait le tour à bicyclette.»

Le maire Michel Angers commence à connaître la chanson. À quelques semaines de la préparation du budget, il convient qu’une réflexion s’impose chez les élus. «Nous sommes conscients que nous avons des lacunes importantes sur l’asphaltage», reconnaît-il. «Nous faisons une évaluation des budgets, des marges de manœuvre que nous nous donnerons. Le prix du bitume a doublé, alors c’est moins joyeux ces temps-ci. Mais dans quelques semaines, le conseil municipal s’arrêtera pendant deux jours pour faire une réflexion en profondeur.»

«Nous sommes aussi conscients que nous limiterons notre endettement à 16 millions $ par année, pour diminuer notre dette», ajoute le maire. «Nous avons une responsabilité financière et administrative. On veut faire les meilleures choses possible, sans hypothéquer les générations qui vont nous suivre. C’est l’engagement responsable du conseil jusqu’à maintenant, ce qui ne nous empêche pas de faire des investissements.»

Autre préoccupation qui stimulera la réflexion au conseil municipal: le transport en commun. Lors de la dernière séance publique, Marjolaine Allard est revenue à la charge pour en connaître davantage sur l’évaluation des circuits 1 et 2. Elle mentionne que des pétitions ont commencé à circuler pour réclamer un meilleur service.

Le président de la Régie de transport en commun de Shawinigan, Jean-Yves Tremblay et le maire ont répondu la même chose que le mois dernier, à savoir qu’une firme était engagée pour analyser le tout, en prévision de l’appel d’offres pour ce service qui sera publié au cours des prochains mois.

Par ailleurs, Guy Dessureault, chauffeur d’autobus à temps partiel, est venu ajouter son grain de sel en insistant sur l’importance d’offrir un transport en commun de qualité. Son intervention a été notamment marquée par l’interpellation de la conseillère du district de la Cité, Jacinthe Campagna. Il a d’abord mentionné qu’il avait bien aimé son programme lors de la campagne électorale de l’an dernier, notamment lorsqu’elle suggérait de bonifier le transport en commun. Il lui a aussi demandé quel bilan elle traçait de sa première année au conseil municipal, un questionnement pour le moins inhabituel en séance publique.

Le maire a mentionné que l’endroit était mal choisi pour procéder à ce genre d’exercice. Mme Campagna s’est longuement entretenue avec M. Dessureault après l’assemblée.