Andréa Richard

Andréa Richard ne veut plus d'accommodements religieux

Toujours impliquée dans tout le débat qui entoure les accommodements religieux au Québec, l'ancienne religieuse trifluvienne redevenue laïque, Andréa Richard, sera l'une des premières personnes à présenter un mémoire, mercredi, à l'occasion de la commission parlementaire sur le projet de loi 60, concernant la charte de la laïcité.
Mme Richard a été convoquée par Québec pour y présenter le mémoire qu'elle a fait parvenir, au même titre que plus de 250 autres personnes ou groupes d'intérêts à travers le Québec. Voulant partager son expérience de vie et ses opinions sur la question, Mme Richard a concentré son argumentaire autour de la question des accommodements religieux, qu'elle estime nécessaire d'abolir dans n'importe quelle circonstance.
«Je suis totalement en faveur de la charte, mais à mon avis, il faut aller plus loin dans les exigences. Il faut complètement enlever tout accommodement religieux au Québec, peu importe la religion», croit Mme Richard.
Dans son mémoire, elle explique son point de vue ainsi: «Aucune religion n'est neutre puisqu'elle postule des vérités non établies, sans aucun fondement justifié. Accommoder la pratique d'une religion, c'est lui attribuer un privilège, donc enfreindre l'égalité des autres citoyens, et par conséquent aussi les disqualifier en créant des lois d'exception. Loin de chercher à unir les citoyens, c'est en définitive multiplier leurs divisions.»
Selon Mme Richard, aucun employeur ne devrait avoir à se soumettre aux exigences d'un employé. Toutefois, elle se dit ouverte et prête à accepter une certaine forme de tolérance envers ceux qui bénéficiaient d'accommodements avant que la charte ne soit appliquée. «Une personne qui pouvait porter le voile sur son lieu de travail avant la charte devrait continuer de pouvoir le faire, c'est un certain droit acquis. Mais dans le futur, toute personne embauchée en connaissance de cause ne devrait plus avoir cette possibilité», mentionne Andréa Richard.
D'autres représentants de la région devraient soumettre publiquement leur mémoire à la commission parlementaire au cours des prochains jours, mais le calendrier des présentations n'a pas encore été complètement défini.