La direction régionale du ministère des Transports effectue, ces jours-ci, une vérification du mur de l’ancienne usine Belgo qui longe le boulevard Pie-XII.
La direction régionale du ministère des Transports effectue, ces jours-ci, une vérification du mur de l’ancienne usine Belgo qui longe le boulevard Pie-XII.

Ancienne usine Belgo: le MTQ vérifie le mur

Guy Veillette
Guy Veillette
Le Nouvelliste
Shawinigan — La direction régionale du ministère des Transports s’attardera finalement au fameux mur de l’ancienne usine Belgo qui longe le boulevard Pie-XII, à l’une des entrées les plus passantes de Shawinigan. Pour le moment, on ne parle pas de démolition, mais plutôt de vérifier l’état de la structure et de retirer, au besoin, les morceaux qui menacent de tomber.

Rappelons qu’au début de l’automne, un automobiliste s’est plaint à l’hôtel de ville que son pare-brise avait été endommagé par une brique qui s’était affaissée sur son véhicule. Le maire de Shawinigan, Michel Angers, avait réclamé une intervention du gouvernement du Québec afin de sécuriser les lieux. Après quelques semaines d’échanges avec le ministère des Transports, une équipe s’est déplacée tôt mercredi matin pour procéder à des vérifications sur une période de trois jours, jusqu’à vendredi.

La circulation s’effectue en alternance entre 7 h et 16 h, pendant ces manœuvres. Des signaleurs s’occupent de gérer le passage des véhicules près du chantier, mais ceux qui s’aventurent dans ce secteur doivent s’attendre à un ralentissement.

«Ce sont des travaux de sécurisation du mur de la Belgo», précise Roxanne Pellerin, agente aux communications à la direction régionale du MTQ. «L’intervention consiste à retirer les débris qui pourraient se détacher du mur, à l’aide d’un marteau. C’est la même technique qui est utilisée pour effectuer les activités de délaminage sur les structures du ministère.»

Cette visite permettra aussi d’évaluer la solidité de ce mur, qui côtoie de très près les automobilistes. «Nous pourrons ainsi voir si des actions supplémentaires devront être posées», mentionne Mme Pellerin.

Dans l’ordre des choses, le MTQ a d’abord sommé le propriétaire du site, Recyclage Arctic Béluga, d’effectuer ces travaux pour assurer la sécurité des automobilistes. Personne ne sera étonné d’apprendre que l’entreprise n’a pas donné signe de vie, de sorte que le ministère a décidé de prendre en charge lui-même cette opération.

«Nous étions préoccupés par les risques pour les usagers de la route», rappelle Mme Pellerin. «Le ministère avait transmis, au début de l’automne, un avis en vertu de la Loi sur la voirie, pour demander au propriétaire du terrain d’effectuer les travaux. Comme aucune suite n’a été donnée à cet avis, le ministère a pris les actions appropriées aux frais du propriétaire.»

Mme Pellerin précise que la même Loi sur la voirie permet au MTQ d’intervenir sur un site qui ne lui appartient pas, pour des raisons de sécurité. «C’est le moyen que nous avons trouvé», souligne-t-elle.

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, se dit satisfait de la tournure des événements.

«Je sais que les spécialistes du MTQ vont s’assurer de la solidité du mur», commente-t-il. «Ils vont enlever les morceaux qui risqueraient de tomber. Le ministère prend donc la responsabilité de la sécurité des usagers, ce qui me satisfait. J’aurais préféré qu’ils défassent le mur dès maintenant, mais si on me garantit qu’il n’y a pas de danger et qu’il est sécuritaire, c’est parfait pour moi.»

Rappelons qu’à la fin novembre, le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques a annoncé que le nettoyage du site de l’ancienne papeterie, amorcé l’été dernier, reprendra seulement au printemps. L’entreprise Sanexen prendra la relève de Robert Fer & métaux à la suite d’un nouvel appel d’offres, rendu nécessaire en raison d’une mauvaise évaluation de la quantité de matières résiduelles à sortir de cette propriété.