La Ville de Shawinigan est insatisfaite des travaux de déneigement effectués par Excavations R.M.G. l'hiver dernier.

Amende à Excavations R.M.G.: aucune rancune, assure le maire

Les démêlés judiciaires entre la Ville de Shawinigan et Excavations R.M.G. n'ont rien à voir avec la décision de sanctionner l'entreprise pour la mauvaise qualité de ses opérations de déneigement, tonne le maire, Michel Angers. La décision prise jeudi constitue plutôt l'aboutissement de l'accumulation d'un grand nombre de plaintes, qui vaudra à l'entreprise une amende estimée à une dizaine de milliers de dollars.
«Vous n'avez qu'à discuter avec les citoyens des secteurs concernés», commente M. Angers, en parlant de Saint-Georges, Lac-à-la-Tortue et d'une partie de Shawinigan-Sud. «Il y a une différence avec ce que font les autres entrepreneurs et la Ville. Ce n'est pas d'hier: la Ville leur a émis des amendes l'an passé et il y en a encore cette année.»
Jeudi, la Ville de Shawinigan a publié un communiqué de presse dans lequel elle dénonçait le piètre service de déneigement offert par Excavations R.M.G. depuis le début de l'hiver. Un porte-parole de l'entreprise s'est étonné de cette sortie, prétextant qu'il avait pourtant reçu de bons commentaires de la division des Travaux publics jusqu'à récemment.
«Les porte-parole, ce n'est pas les Travaux publics. C'est nous», clame le maire.
Ce dernier assure aussi que les différends rencontrés avec Excavations R.M.G. au fil des dernières années ne pouvaient être utilisés pour justifier la réaction de la Ville. Les deux parties se sont confrontées devant les tribunaux à quelques reprises. L'épisode le plus médiatisé a porté sur l'exploitation d'une sablière dans le quartier Sainte-Flore.
«La dernière chose que je fais dans ma vie, c'est avoir des rancunes», assure M. Angers. «À partir du moment où il y a un dossier, on le règle et on passe à autre chose. Il ne faut pas se casser la tête avec ça, il y a zéro rancune. Ce sont de vieilles affaires. Il n'y a pas de corrélation entre les dossiers de R.M.G. et celui-là.»
«Il était le plus bas soumissionnaire conforme, il a un devis à respecter», ajoute le maire. «On le paye pour ça! Il n'a qu'à s'exécuter. Ce n'est pas d'hier qu'on a des difficultés avec cet entrepreneur. Tout ce qu'on veut, c'est qu'il fasse le travail pour lequel on le paye.»