De gauche à droite: Joëlle Gagné, directrice du développement philanthropique à la Fondation de l’UQTR, le professeur Georges Abdoul-Nour, cotitulaire de la chaire, Sébastien Charles, vice-recteur Recherche et développement, Jean-Pierre Landry, chef d’expertise chez Hydro-Québec et François Gauthier, cotitulaire de la chaire.

Amélioration de la gestion des actifs d’Hydro-Québec: nouvelle chaire de recherche à l’UQTR

Trois-Rivières — Changements climatiques, événements extrêmes d’origine naturelle ou humaine, vieillissement des équipements, manque de main-d’oeuvre, facteurs économiques, sociaux ou organisationnels, les raisons sont nombreuses pour qu’Hydro-Québec et les autres fournisseurs d’énergie se penchent plus que jamais sur la gestion de leurs actifs. C’est pourquoi Hydro-Québec, qui collabore avec l’UQTR depuis les années 1990, s’associe avec l’Université du Québec à Trois-Rivières pour la création d’une toute nouvelle chaire de recherche.

Cette dernière a été confiée au professeur Georges Abdul-Nour du département de génie industriel. Ce chercheur a très longtemps axé ses travaux et ses interventions dans les entreprises en matière de fiabilité.

Le vice-recteur Sébastien Charles souligne ses qualités exceptionnelles. «Il est reconnu comme un spécialiste de la gestion de la qualité, de l’ingénierie des systèmes, du manufacturier intelligent, enfin de tout ce qui, le long de la chaîne de valeurs, est susceptible d’accroître la productivité, d’optimiser les opérations et de stimuler la créativité et l’innovation des entreprises.»

«Je suis très heureux d’avoir les forces vives de l’enseignement de haut niveau et de la recherche s’unir pour soutenir leurs ressources à la mise en place d’une initiative de gestion d’actifs», indique pour sa part Jean-Pierre Landry, chef d’expertise chez Hydro-Québec.

Le professeur Abdoul-Nour indique qu’il faudra changer les façons de faire pour affronter les changements. «Les systèmes sont plus sollicités et donc plus sujets à des accidents. C’est pour ça qu’il faut optimiser la façon de gérer les actifs. Il faut vraiment évaluer le risque et changer nos façons de faire de la maintenance, toujours dans le but d’augmente la disponibilité des systèmes, donc les services aux clients», explique le chercheur.

Il faudra également trouver des façons d’augmenter la fiabilité des systèmes vieillissants, explique-t-il et de prolonger leur durée de vie.

Avec 80 milliards $ d’actifs, ces derniers ne peuvent être changés d’un seul coup, fait-il valoir. Il faut donc voir comment prolonger la durée de vie de ces actifs et «les utiliser au lieu de les user», explique le professeur Abdoul-Nour qui sera cotitulaire de la Chaire avec le professeur François Gauthier, directeur de l’École d’ingénierie de l’UQTR.

Des modèles de simulation permettront de caractériser les risques encourus par les actifs et de les inclure dans les prises de décisions en vue d’améliorer la fiabilité et la résilience des entreprises.

Les activités de la Chaire seront réalisées en étroite collaboration avec l’IREQ, ce qui facilitera le développement d’algorithmes et de modèles. Hydro-Québec accueillera des étudiants à l’occasion de stages.

La Chaire de recherche Hydro-Québec en gestion des actifs bénéficiera d’un investissement de 425 600 $ de la part d’Hydro-Québec pour une période de trois ans avec la possibilité d’un investissement supplémentaire de 290 700 $ pour une période additionnelle de 2 ans. Une subvention de recherche de 522 000 $ du CRSNG a également été accordée.