Le morceau de métal qui aurait été frappé par l’ambulance.
Le morceau de métal qui aurait été frappé par l’ambulance.

Ambulance à La Tuque: «Dans ce cas-là, les pneus n’ont rien à voir»

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
LA TUQUE — La sortie de l’homme de Jonquière qui dénonce les véhicules ambulanciers «inadaptés au secteur de La Tuque» n’a pas plu au directeur de Banque de techniciens ambulanciers du Québec (BTAQ) de La Tuque. Il se défend de négliger l’entretien de ses ambulances.

«Ils ont frappé un morceau de métal, c’est un morceau qui enveloppe les freins d’une vanne. À part que d’être un Pierrafeu avec des pneus en roche, n’importe quel pneu aurait fendu avec un morceau de métal de cette grosseur-là», souligne d’entrée de jeu le directeur de la BTAQ de La Tuque, Carl Picard.

«Au lieu de focusser sur le pneu, la première question que j’ai posée c’est «les gars sont-ils blessés?», la réponse, c’était non. Ç’a coûté des sommes astronomiques faire remorquer l’ambulance. Ça, ce n’est pas grave. L’important c’est que les gars n’étaient pas blessés. C’est tout ce qu’on souhaite», ajoute-t-il.

Un morceau de la carrosserie qui a été brisé.

Il martèle que les pneus sont changés chaque année et que l’entretien des véhicules est fait dans les règles de l’art. Pour Carl Picard, cette histoire relève du sensationnalisme. «On a des contrats et on doit respecter les tenants et aboutissants […] C’est désolant de marquer dans le journal que les pneus sont responsables. Si vous frappez un morceau de fer comme celui-là, même sur l’asphalte, votre pneu va fendre. Vous avez publié que les pneus n’étaient pas bons alors que ça n’a rien à voir. Dans ce cas-là, les pneus n’ont rien à voir».

«Je viens d’acheter sept civières électriques pour ménager le dos des ambulanciers, ç’a coûté 35 000 $, ce ne sont pas des choses qui font partie des budgets. On le fait pour protéger la santé de nos travailleurs. Ça, ils n’en parlent pas», insiste Carl Picard.

Rappelons que François Villeneuve n’a pas du tout apprécié son transport en ambulance après un accident de motoneige au nord de Clova dans le Haut Saint-Maurice, la semaine dernière. Il a dénoncé les véhicules ambulanciers qu’il juge inadaptés pour le secteur forestier.

«Les pneus ne sont pas adaptés, je ne prendrais même pas ça pour aller m’amuser dans le bois. Eux, ils doivent aller chercher du monde, c’est assez incroyable comme conditions de travail. Ce n’est même pas sécuritaire pour eux-mêmes», a-t-il dénoncé.