Marie-Eve Lethiecq, la mère de Malik Khamis, se rétracte relativement à des propos qu’elle a tenus l’automne dernier.

Allégations de négligence: la mère se rétracte

Trois-Rivières — La mère d’un adolescent de 15 ans qui avait dénoncé haut et fort l’automne dernier qu’un enseignant de l’école secondaire des Pionniers avait agi de façon négligente vis à vis son fils qui souffrait d’une crise d’appendicite a décidé de se rétracter relativement à certains propos qu’elle a tenus et qui ont été rapportés par différents médias.

La mère de Malik Khamis, Marie-Eve Lethiecq, a envoyé, lundi, une lettre à cet effet. Cette dernière est d’ailleurs publiée intégralement dans la section Opinions de la présente édition. On peut notamment y lire que la mère avait appris par des intervenants de la maison d’enseignement que son fils n’aurait pas passé une heure dans les toilettes à la sortie des classes, mais plutôt qu’une quinzaine de minutes. De plus, elle avait confié à des représentants de la presse que l’enseignant avait dit à son fils «tu vas endurer» après que Malik se soit plaint de maux de ventre et de douleurs à l’abdomen. Selon ce qui est écrit dans la communication envoyée aux médias, l’enseignant soutient avoir plutôt dit «moi aussi, il m’arrive d’avoir mal au ventre et je suis toujours là».

La dame reconnaît également qu’elle aurait «dû faire preuve de plus de circonspection avant de faire appel aux médias», que les émotions ont pris le dessus pour le père de Malik et elle à la suite de cet événement et qu’elle a été maladroite dans le choix des mots qu’elle a utilisés pour le décrire.

«Mon intervention n’avait pas pour but d’entacher l’image et la réputation de l’enseignant ni de questionner sa compétence ou son professionnalisme à titre d’enseignant, mais, comme toute mère inquiète, de poser des questions sur la procédure à suivre lorsqu’un élève se déclare malade. [...] Je désire donc présenter mes excuses à l’enseignant, si j’ai pu lui causer des inconvénients ou, de quelque façon, entacher son image ou sa réputation, à l’école secondaire des Pionniers, aux journalistes et médias concernés ainsi qu’aux lecteurs et/ou auditeurs, si j’ai rapporté des faits et informations qui ne seraient pas tout à fait fidèles à l’événement», peut-on également lire dans la lettre.

Mme Lethiecq n’a pas accepté de s’entretenir avec Le Nouvelliste pour expliquer les raisons qui l’ont motivée à écrire et à diffuser cette lettre.

Du côté du Syndicat de l’enseignement des Vieilles Forges, on confirme avoir accompagné l’enseignant impliqué dans cette histoire. La présidente, Claudia Cousin n’a par contre pas voulu dire si des moyens légaux avaient été employés pour obtenir cette rétractation.

«Nous sommes heureux qu’il y ait eu rétractation publique car ce sont des moments difficiles à traverser pour un enseignant. Ce n’est jamais plaisant de se faire critiquer sur la place publique», indique la dirigeante syndicale.