Les parents de la petite Victoria, Simon Boisclair et Mélissa McMahon, sont ravis de constater qu'une nouvelle application informera, dès le déclenchement de l'alerte Amber, ceux qui l'auront installée sur leur téléphone intelligent.

Alerte Amber sur téléphones intelligents: les parents de la petite Victoria ravis

L'arrivée des alertes Amber sur les téléphones intelligents réjouit au plus haut point Mélissa McMahon, qui avait vu sa petite fille Victoria, être enlevée le 26 mai dernier au Centre hospitalier régional de Trois-Rivières.
Une nouvelle application, dévoilée hier pour les appareils Android et iPhone, informera dès le déclenchement de l'alerte ceux qui l'auront installée sur  leur téléphone intelligent. Cette application a été créée de concert avec la Sûreté du Québec, la Gendarmerie royale du Canada et le Service de police de la Ville de Montréal. Elle est offerte gratuitement et est disponible dans les boutiques d'applications en ligne.
Mme McMahon est d'avis que cette nouveauté s'imposait et qu'elle permettra d'accélérer les recherches en cas de disparition.
«Je trouve que c'est génial! Je sais que ça fonctionne de la sorte aux États-Unis. Ils reçoivent directement sur leur cellulaire l'alerte. Plus il y aura de gens qui la téléchargeront, plus ça accélérera le processus», dit-elle.
Lors de l'enlèvement de sa fillette, qui n'avait qu'une journée, le processus habituel selon lequel les médias télévisés doivent afficher un bandeau rouge signalant la disparition d'un enfant au bas de l'écran avait connu des ratés, si bien que c'est par l'entremise des réseaux sociaux que quatre jeunes adultes, Charlène Plante, Marc-André Côté et les soeurs Mélizanne et Sharelle Bergeron, ont appris qu'un drame se jouait à quelques pas de chez eux. Ils ont finalement identifié la voisine suspecte, Valérie Poulin Collins, qui fait aujourd'hui face à deux chefs d'accusation pour enlèvement et séquestration.
«Il faut que l'alerte Amber rejoigne le plus de monde, peu importe où ils sont. Je pense que nous en sommes rendus là. C'est plus efficace et je suis très contente», souligne la maman.
«L'alerte Amber est très efficace lors des premières heures d'une disparition. Ça permettra à tout le monde d'être informé même si les gens ne sont pas devant leur téléviseur. S'ils reçoivent un texto, ils pourront partager le tout sur les réseaux sociaux. Ça permettra de rendre l'alerte encore plus active.»
De douloureux souvenirs ravivés
Les derniers jours ont été émotifs pour la famille Boisclair-McMahon, qui a suivi d'un oeil attentif les derniers développements dans le dossier de la disparition du petit Nathan O'Brien, cinq ans, ainsi que ses grands-parents, Alvin et Kathryn Liknes, à Calgary.
Malheureusement, les policiers considèrent que les trois personnes ont été assassinées. Bien évidemment, le tout a fait remonter à la surface les émotions qu'ils ont vécu en mai dernier.
«Ça nous fait réaliser qu'il faut profiter de chaque seconde, parce que ça peut aller vraiment vite. Toutes nos pensées vont à la famille de Nathan O'Brien. Nous avons été beaucoup touchés», raconte Mme McMahon.
À la suite de l'enlèvement de Victoria, la famille est toujours suivie par un psychologue.
Si la maman voit les frais reliés à ces consultations être remboursés par l'Indemnisation des victimes d'actes criminels (IVAC), son mari, Simon Boisclair, ainsi que leurs deux filles les plus âgées ont vu leur dossier être refusé par l'organisme. La cause a été portée en appel, mais la réponse pourrait ne pas venir avant
un an.
«Les enfants et mon mari ont été témoins d'un acte criminel. Ils sont tout autant victimes que moi. Ce n'est pas de petites sommes, on parle de 80 $ par consultation par personne chaque semaine», note-t-elle.
Ces visites chez le psychologue sont effectuées à titre préventif, souligne-t-elle, puisque le bonheur semble être de retour dans la maisonnée. La petite Victoria grandit et se porte à merveille.
«Nous sommes encore dans les émotions, mais nous tournons la page, tranquillement. Chaque fois que la petite fait quelque chose, nous sommes 1000 fois plus émotifs. J'imagine que ça va passer», conclut-elle.