Le maire de Trois-Rivières Jean Lamarche et la députée de Champlain et ministre Sonia LeBel ont visité le site de l’ancienne usine Aleris vendredi après-midi.

Aleris: un site au potentiel gigantesque

Trois-Rivières — La volonté de voir le site de l’ancienne usine Aleris se transformer en quartier résidentiel dans les prochaines années est plus vivante que jamais. Le maire de Trois-Rivières Jean Lamarche et la députée de Champlain et ministre Sonia LeBel s’étaient d’ailleurs donné rendez-vous vendredi après-midi pour une visite du terrain de l’ancienne usine, et leur constat est flagrant: le potentiel de ce site est gigantesque pour une vision de développement résidentiel dans le futur.

«C’était le but de le visiter pour voir un peu, de réaliser en image. Il y a du travail à faire mais le travail avance rondement. On connaissait le périmètre théorique, mais le fait de le visiter, on constate avec la proximité des lieux, la proximité du fleuve, on est vraiment sur un excellent terrain avec un potentiel très grand de développement», remarquer Sonia LeBel.

Le maire Lamarche abondait dans le même sens à la sortie de cette visite, où il aura pu constater ce qu’il savait déjà, soit que le terrain est bordé par une épicerie, à quelques centaines de mètres du parc des Chenaux, du Sanctuaire, et à peine 3 km de l’Amphithéâtre Cogeco. Et alors qu’il s’adressait aux journalistes à la sortie du périmètre toujours sécurisé, on entendait émaner les échos de voix des écoliers qui s’amusaient dans les cours d’école des institutions scolaires bordant le site. «De pouvoir l’imager de l’intérieur, pour nous ça fait juste cibler l’immense potentiel de ce terrain», signale Jean Lamarche.

Or, il faudra encore beaucoup de travail avant d’en arriver à construire ne serait-ce qu’une seule maison sur ce terrain, mais le travail avance de plus en plus et réduit chaque jour l’échéance séparant de cette première pelletée de terre. Les études de caractérisation permettant de déterminer le niveau d’intervention nécessaire pour la décontamination du site seront connues au début de l’année 2020. Entre temps, les appels d’offres pour la démolition des bâtiments présents sur le site sont sortis, et on envisage la démolition de ces bâtiments pour que tout soit terminé d’ici un an.

«Ça peut se faire simultanément. Ce n’est pas obligé de se faire en séquence. On peut caractériser, démolir et penser au prochain projet en même temps», fait remarquer Jean Lamarche, qui indique que 68 lieux ont été répertoriés sur le site comme devant être démolis. «Il peut y avoir plusieurs lieux à l’intérieur d’un même bâtiment, mais c’est vraiment cartographié», ajoute le maire.

«Ce sont des bâtiments qui pourraient présenter divers défis de démolition. On parle qu’il peut y avoir de la revitalisation de matériaux. On peut toujours avoir des surprises lorsqu’on entreprend des travaux, mais l’objectif soit que la démolition soit complétée dans un an», mentionne la ministre LeBel.

Lors de la campagne électorale à la mairie, le maire Lamarche, alors candidat, avait comparé le potentiel de ce lieu à celui du développement domiciliaire Fortissimo à Drummondville, où 425 nouvelles portes ont été construites sur ce terrain d’un million de pieds carrés. Le site d’Aleris, lui, mesure plus de 2 millions de pieds carrés. «C’est vraiment juste un indicateur parce que ça va dépendre de ce qu’on veut en faire. Il faut le penser en terme de mixité des gens qui l’habiteront. On peut penser aussi aux activités qu’on pourrait y faire», énumère Jean Lamarche, qui s’est dit très rassuré de l’expertise et de la connaissance du site démontrée par les responsables du ministère de l’Environnement qui ont accueilli cette délégation sur place.

«On est réellement en mouvement», conclut Sonia LeBel.