La compagnie américaine Aleris

Aleris: les procureurs négocient

Les choses semblent être en voie de bouger dans l'interminable dossier de la démolition et de la décontamination de l'ancienne usine Aleris, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine. Après avoir envoyé une ordonnance de décontamination aux anciens propriétaires, Alcoa, ainsi qu'à l'actuel propriétaire Tim Martinez, il semble que le ministère de l'Environnement soit actuellement en négociations avec les représentants légaux des compagnies qu'il souhaite être tenues responsables de la remise aux normes du terrain.
Selon le député de Champlain, Pierre-Micel Auger, les procureurs des différentes parties dans ce dossier seraient en processus de négociation. Rappelons que l'ordonnance émise donnait aux intimés dix jours ouvrables pour présenter un plan permettant la décontamination du terrain. «Il y a des discussions entre les procureurs, et il a été convenu qu'un plan de réhabilitation devrait être présenter d'ici au 5 septembre», a expliqué M. Auger. 
Ce dernier s'est dit très encouragé de voir que des discussions avaient cours, même s'il admet qu'il souhaiterait que tout bouge plus rapidement. «Au moins, il y a des discussions. Ce sont les étapes normales du processus judiciaire et il faut laisser la chance aux procureurs de proposer un plan de réhabilitation. J'ai bon espoir que ça va bouger», explique le député de Champlain.
Du côté de la Ville de Trois-Rivières, on se dit également encouragé de savoir que les procureurs négocient dans ce dossier et qu'une échéance relativement courte a été décidée. Le maire Yves Lévesque indique d'ailleurs que la Ville planche actuellement sur la conception du projet de développement domiciliaire de près de 300 portes qu'elle souhaiterait voir pousser pour ce secteur. «Nos experts à l'urbanisme sont là-dessus présentement et on va avoir quelque chose à présenter très bientôt. Le but est évidemment de présenter tout ça au gouvernement pour qu'il comprenne tout le potentiel de développement de ce terrain-là, et que ça contribue à accélérer les choses», fait savoir Yves Lévesque.
Un plan que Pierre-Michel Auger se dit impatient de recevoir. «Dès que nous l'aurons en main, nous pourrons le présenter au ministre Heurtel. C'est toujours plus concret quand on a quelque chose en main.»