L’actuel propriétaire de l’ancienne usine Aleris est condamné à payer plus de 80 000 $ d’amende pour deux contraventions à la Loi sur la qualité de l’environnement.

Aleris: le propriétaire mis à l’amende

Trois-Rivières — L’actuel propriétaire de l’ancienne usine Aleris, l’entreprise Corporation de développement TR inc., a été mise à l’amende le 16 avril dernier pour deux infractions à la Loi sur la qualité de l’environnement, rapporte le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCCC). Conséquemment, l’entreprise devra verser 80 000 $, en plus de 3332 $ en frais de poursuite.

Les infractions constatées remontent à juillet 2013. L’entreprise a alors refusé ou négligé de se conformer à deux ordonnances qui lui avaient été transmises en vertu de la Loi sur la qualité de l’environnement, indique le MELCCC.

On exigeait dans la première ordonnance, datant de 2011 et portant le numéro 518, que Corporation développement TR inc. maintienne en état de fonctionnement le système de récupération des phases flottantes d’hydrocarbures, de même qu’on lui ordonnait de procéder à une étude de caractérisation du site de l’ancienne usine.

La deuxième ordonnance, datant celle-là de 2013 et portant le numéro 619, exigeait de l’entreprise qu’elle dispose des matières résiduelles déposées ou rejetées sur le site dans un lieu autorisé à les recevoir.

À la suite des condamnations, des appels d’offres avaient été lancés pour voir à la suite des choses, indique-t-on.

Un premier appel d’offres portait sur la réalisation d’une étude de caractérisation environnementale de phase III, tandis qu’une autre portait sur l’élaboration d’un devis technique relatif à la démolition des bâtiments. L’étude et l’élaboration du devis sont en cours, relate le ministère. Les résultats de ces derniers «permettront de préciser et d’élaborer le scénario de réhabilitation qui sera mis en place», fait-on valoir par voie de communiqué.

Le ministère relate que différentes études avaient déjà été réalisées et que l’on avait relevé une contamination des sols et de l’eau souterraine, entre autres par des hydrocarbures. On affirme que l’on «continuera aussi longtemps que nécessaire à prendre des mesures visant à protéger l’environnement et la population des risques que pourrait représenter le site, et ce jusqu’à la réhabilitation complète de ce dernier».

Rappelons que dans la foulée des condamnations, le MELCCC avait fait connaître son intention de prendre le relais des travaux de démolition et de réhabilitation.

Cette réhabilitation du site de l’ancienne usine Aleris s’était inscrite comme un enjeu central de la dernière campagne électorale municipale. Le nouveau maire de Trois-Rivières avait fait de la revitalisation du bas de Cap-de-la-Madeleine un de ses chevaux de bataille. Des citoyens déploraient récemment que des rats aient envahi le secteur, pointant du doigt le site de la défunte usine.