De gauche à droite: Denis Côté, président du CA d’Albatros, Yves Gabias, président du CA de la Fondation Albatros, Julie Colbert, directrice générale de la Maison Albatros et Marc Pronovost, administrateur.
De gauche à droite: Denis Côté, président du CA d’Albatros, Yves Gabias, président du CA de la Fondation Albatros, Julie Colbert, directrice générale de la Maison Albatros et Marc Pronovost, administrateur.

Albatros inaugure sa nouvelle maison

Trois-Rivières — La Maison Albatros pour les personnes en soins palliatifs a invité les médias, vendredi, à visiter ses nouveaux locaux qui ouvriront officiellement lundi. L’organisme s’est installé dans l’ancienne infirmerie des Filles de Jésus, sur l’avenue A à Trois-Rivières, et repart en neuf après y avoir injecté quelque trois millions $ en rénovations.

Albatros passe ainsi de 6 à 10 lits, indique Marc Pronovost, administrateur au conseil d’administration. Éventuellement, le bâtiment entièrement rénové pourrait accueillir deux lits de plus. L’édifice occupé auparavant par l’organisme est à vendre.

En 1985, la Maison Albatros de Trois-Rivières est devenue la deuxième maison en soins palliatifs au Québec. Cette initiative venait de sœur Pearl Berg, une ursuline, en collaboration avec les Filles de Jésus puisque la maison a été aménagée sur le terrain de cette communauté.

Il y a environ un an et demi, la Fondation Albatros avait acheté l’infirmerie annexée au couvent des Filles de Jésus dans le but d’y déménager un nombre plus grand de lits qui sont subventionnés par le CIUSSS MCQ à hauteur de 60 % des coûts d’opération. Les 40 % restants sont entièrement assumés par la Fondation Albatros, précise M. Pronovost.

Albatros a également acheté du terrain autour de la bâtisse afin de s’assurer que ses bénéficiaires disposent d’un maximum de quiétude.

La directrice générale, Julie Colbert, montre ici une partie d’une chambre.

Entre autres travaux, il a fallu isoler complètement le bâtiment du couvent des sœurs dont il est une annexe.

Alors que dans l’ancien bâtiment, il n’y avait qu’une salle de bain pour six chambres, le nouvel édifice entièrement adapté contient une salle de bain par chambre. En plus du lit du patient en fin de vie, chaque chambre contient un autre lit et un petit coin lecture qu’un proche pourrait utiliser pour venir passer quelques jours. Des toilettes et des douches indépendantes ont aussi été prévues pour les familles qui viennent passer du temps avec leur proche. Le WiFi est même accessible dans tout l’édifice. Une télévision à grand écran se trouve également dans chaque chambre.

Le terrain comporte une cour intérieure où les patients et leurs proches peuvent aller prendre l’air. La porte pour y accéder a été pensée, dans ses dimensions, pour y passer un lit mobile.

Le nouveau bâtiment occupé par Albatros est fait en H et compte beaucoup plus d’espace. On a notamment fait une chambre avec deux anciennes chambres. Le personnel dispose d’un vaste local avec des casiers alors qu’avant, leur espace avait davantage l’air d’un placard, indique le président du conseil d’administration d’Albatros, Denis Côté. Ils disposent même d’un local où aller se reposer.

Albatros contient également une cuisine où sont préparés quotidiennement les repas des patients.

De nombreuses toiles ont été offertes pour égayer les murs comme le montre ici Marc Pronovost, administrateur.

Julie Colbert, la nouvelle directrice générale depuis le mois d’avril, ne cache pas son enthousiasme face à la philosophie qui guide Albatros et qui vise à entourer les patients de douceurs, de bienveillance, de respect et de beauté jusqu’à leur dernier souffle.

Malgré la COVID-19, la formule d’Albatros se poursuit à l’aide de mesures d’hygiène rigoureuses mises en place en collaboration avec la Santé publique. Les visites sont limitées, les gens portent un masque et les employés portent également des équipements de protection. «Il y a un maximum de visites en 24 heures», précise Mme Colbert. «Il faut être rigoureux.»

Plusieurs locaux ont été baptisés en l’honneur de personnes qui ont contribué à l’œuvre de façon exceptionnelle. La salle de conférence est la salle Yves-Gabias, d’après le nom du président de la Fondation Albatros qui a consacré 25 années de bénévolat à cet organisme. Une autre salle porte le nom de Pearl Berg, la fondatrice et une autre encore le nom de Marie Audet qui avait aidé sœur Pearl à démarrer son projet. Un autre local immortalise la contribution d’une infatigable bénévole de 90 ans, Lucille Lemaire.

Peu importe où l’on se trouve dans cette maison, il y a de la lumière grâce à une abondante fenestration. Dans une salle commune où les familles pourront se réunir, on aménagera deux murales à la mémoire des Filles de Jésus qui ont œuvré en santé et en éducation.

Les corridors de même que les chambres sont décorés avec de nombreuses peintures réalisées par divers artistes afin de mettre de la couleur dans les lieux.

Le décor de la cuisine est empreint de chaleur.

Albatros devra trouver, à cause de la COVID, de nouveaux moyens pour solliciter le public et les entreprises afin de poursuivre son œuvre.

Les personnes désireuses de soutenir la mission sont donc plus que jamais invitées à le faire.