L'ancienne bâtisse de Metro Fournier touchée par la pyrrhotite.

Alain Bellerive et le Metro Fournier: «On a été proactif»

TROIS-RIVIÈRES — Le Groupe immobilier Bel-Rive est fort satisfait de pouvoir enfin tourner la page sur son dossier le plus urgent de réparation d’un de ses bâtiments affectés par la pyrrhotite, celui du Metro Fournier, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine.

Le nouveau supermarché a été inauguré mercredi soir dans une bâtisse toute neuve. Pour ce qui est de l’ancienne bâtisse, le président, Alain Bellerive, ignore toujours si elle sera démolie ou réparée. «Notre premier choix, ce serait de la réparer en enlevant les éléments de béton. Toutefois, comme toutes les autres victimes de la pyrrhotite en Mauricie, le Groupe Bel-Rive «attend le résultat de la cour d’appel», dit-il. «Va-t-on recevoir de la cour quelque chose qui va être assez intéressant pour la réparer ou si l’on va la mettre à terre? On est dans l’attente de tout ça», dit-il. «On a hâte.»

«Je n’en reviens pas de cette histoire et il y a du monde pour qui c’est leur maison et leur maison, c’est toute leur vie. C’est préoccupant au maximum», dit-il. «Nous, c’est du commerce. C’est une autre facette, mais il y a pire que moi», estime-t-il.

La situation, pour le Groupe Bel-Rive, est plus complexe quand vient le temps de vendre une bâtisse, dit-il. «Un bâtiment qui a de la pyrrhotite, c’est dur de lui mettre une valeur», explique-t-il.

M. Bellerive rappelle que son entreprise a pris rapidement des mesures pour s’assurer que la pyrrhotite n’apporterait pas d’inconvénients pour le Metro Fournier. «On a été proactif», dit-il. Après tout, fait-il valoir, «c’est de l’alimentation. On ne pouvait pas attendre qu’un matin ou l’autre, ça devienne problématique», dit-il. Bref, on voulait éviter que la détérioration du bâtiment cause des problèmes à cette entreprise en alimentation. «On n’a pas attendu.»

Malgré toute la bonne volonté d’agir rapidement, «ça fait cinq ou six ans qu’on est là-dessus», rappelle-t-il. Le Groupe immobilier Bel-Rive a dû faire l’acquisition de cinq immeubles en plus du terrain occupé par une entreprise de vente de roulottes, soit une superficie assez grande pour y construire une autre bâtisse où pourrait loger le Metro Fournier.

Alain Bellerive ne cache pas qu’il a hâte que le jugement en appel soit rendu. Cinq de ses immeubles font en effet partie des recours intentés par les victimes de la pyrrhotite. En plus du Metro Fournier, son entreprise a également réparé le bâtiment occupé par l’Hôpital vétérinaire De Houssart.

«Le problème qu’on a, c’est que si demain matin, je veux louer à quelqu’un, il faut que je répare», fait-il valoir. «Les autres places, je ne peux pas toutes les réparer parce que ce n’est pas réglé en cour. Pour vous dire, c’est tannant pas mal», ne cache pas l’homme d’affaires.

Le Groupe immobilier Bel-Rive tire quand même bien son épingle du jeu malgré les problèmes de pyrrhotite. L’entreprise vient d’acquérir l’édifice du Maxi, sur le boulevard Jean-XXIII, à Trois-Rivières. «On est dans 11 villes au Québec», rappelle-t-il.

M. Bellerive avoue que lui et son équipe auraient préféré passer leur temps à faire quelque chose de plus constructif que d’affronter les problèmes engendrés par la pyrrhotite.