Aide financière pour la formation de travailleurs agricoles

Paule Vermot-Desroches
Paule Vermot-Desroches
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Une aide financière de 1 385 667$ a été annoncée lundi par Québec afin de soutenir la formation de 160 travailleurs en milieu agricole, notamment en francisation de même que par des stages en entreprise.

C’est le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, et ministre responsable de la Mauricie Jean Boulet qui a procédé à cette annonce.

Le premier projet s’intitule «Récolte de talents» et offrira des stages rémunérés de 875 heures en milieu de travail à 80 ouvriers agricoles dans 80 entreprises agricoles du Québec.

Par ailleurs, le second projet vise à offrir de la formation en francisation à plus de 80 travailleurs provenant d’entreprises agricoles du milieu de l’élevage, de la culture maraîchère et de la floriculture. La formation de 40 heures permettra aux travailleurs d’atteindre un niveau de francisation correspondant à un diplôme d’études secondaires.

«La rareté de la main-d’œuvre se fait sentir dans de nombreux secteurs, dont celui de l’agriculture. La formation est un outil essentiel dans ce contexte. Les travailleurs ont besoin de cette formation, et les employeurs, eux, doivent être accompagnés pour favoriser le développement des compétences de leur personnel», indique le ministre Boulet.

Il note au passage qu’avec le phénomène de la rareté de la main-d’œuvre, les employeurs agricoles doivent souvent combler leurs besoins en embauchant de nouveaux immigrants ou des travailleurs étrangers temporaires. Ces travailleurs ont souvent un niveau de français limité, voire presque inexistant dans certains cas, et il est essentiel que ces travailleurs atteignent un bon niveau de français pour assurer le fonctionnement des activités agricoles en toute sécurité, mais aussi pour favoriser leur intégration sociale, croit le ministre.

Au Québec en 2018, 1200 entreprises agricoles ont embauché 15 400 travailleurs étrangers temporaires. Pourtant, entre le quatrième trimestre de 2018 et le troisième trimestre de 2019, on dénombrait encore 1500 postes vacants dans l’ensemble des secteurs agricoles.