Des employés ont pris le relais des bénévoles pour distribuer l’aide alimentaire à Notre-Dame-du-Mont-Carmel.
Des employés ont pris le relais des bénévoles pour distribuer l’aide alimentaire à Notre-Dame-du-Mont-Carmel.

Aide alimentaire: des employés municipaux à la rescousse

NOTRE-DAME-DU-MONT-CARMEL — Avec le confinement et plusieurs entreprises à l’arrêt en raison de la pandémie, les ménages qui ont recours aux banques alimentaires sont plus nombreux qu’à la normale. Or, les bénévoles qui assurent la distribution, eux, ne le sont pas forcément. Heureusement, Moisson Mauricie-Centre-du-Québec a reçu des renforts, dont des employés municipaux.

À Notre-Dame-du-Mont-Carmel, l’organisme Actions communautaires et bénévoles assure habituellement la distribution des denrées envoyées par Moisson Mauricie-Centre-du-Québec. Mais avec le confinement, de nombreux bénévoles âgés de 70 ans et plus ne peuvent plus prendre le risque d’y participer.

«À cause de la situation actuelle, ces gens-là ont pas mal tous été mis de côté», indique Luc Dostaler, maire de Notre-Dame-du-Mont-Carmel.

La Municipalité a donc mis à contribution plusieurs de ses employés, qui ont été formés par Moisson Mauricie-Centre-du-Québec. Ils assurent la préparation de paniers en fonction des besoins de chaque ménage et préparent leur distribution.

«Avant, les gens venaient faire leur épicerie, si on veut. On plaçait la nourriture sur les tables et les gens venaient choisir ce dont ils avaient besoin. Là, on va chercher les denrées à Moisson Mauricie et on choisit ce qu’on met dans chaque panier, selon si la personne est seule ou a une famille, etc.», résume M. Dostaler.

Une soixantaine de familles de Notre-Dame-du-Mont-Carmel ont recours à l’aide alimentaire provenant de Moisson Mauricie-Centre-du-QUébec, selon le maire Luc Dostaler.

Pour le premier magistrat, il était hors de question de laisser sur le carreau la population qui a besoin de ce service pour survivre. «Il y a plus de 50 familles, possiblement une soixantaine, qui viennent utiliser ce service-là. Alors on va garder ça en place aussi longtemps que ce sera nécessaire», promet-il.

Besoins grandissants

Le cas vécu par Actions communautaires et bénévoles de Notre-Dame-du-Mont-Carmel n’est pas représentatif de la majorité des organismes communautaires, selon Geneviève Marchand, porte-parole de Moisson Mauricie-Centre-du-Québec. Elle reconnaît que la banque alimentaire a fait face à plusieurs difficultés techniques depuis un peu plus d’un mois. «Les besoins ont changé brusquement: on a reçu 2000 demandes d’aide alimentaire de plus depuis le début du confinement. Il y a aussi l’aspect de l’organisation du travail, avec les bénévoles qui ont des enfants en tout temps à la maison, et aussi les personnes plus âgées qui ne peuvent plus sortir de chez elles. Alors oui, il a fallu trouver des gens en renfort», souligne Mme Marchand.

Notre-Dame-du-Mont-Carmel n’est d’ailleurs pas la seule municipalité dont les employés sont mis à contribution. On peut voir régulièrement des véhicules de la Ville de Trois-Rivières devant les locaux de Moisson Mauricie-Centre-du-Québec, sur la rue Laviolette. Les employés de la Ville aident à la distribution et à la livraison des denrées, un nouveau service qui a dû être mis en place en raison du confinement, explique Mme Marchand.

Un grand nombre de volontaires

Avec le déconfinement graduel de la société québécoise annoncé par le gouvernement Legault, plusieurs bénévoles devront toutefois reprendre le chemin du travail. La perte de ces bénévoles n’est toutefois pas problématique pour Moisson Mauricie-Centre-du-Québec.

«On a une bonne banque de volontaires qui ont levé la main et on continue à les former et à les intégrer», souligne Mme Marchand.

«En travaillant tout le monde ensemble, notre but est de s’assurer que tout le monde puisse manger. Et jusqu’à présent, on est très satisfaits de la réponse de la communauté», conclut-elle.