Depuis la gauche: Diane Lemay travailleuse de milieu au Centre d’action bénévole de Grand-Mère, Amélie Gélinas travailleuse de milieu au Centre d’action bénévole Trait d’union, de Shawinigan, Cathy Guilhempey, chargée de projet chez Proche en tout temps, Josée Gélinas, directrice de l’Association des personnes aidantes de la Vallée-de-la-Batiscan et Marion Kuntzmann, chargée de communication à l’Appui Mauricie, lors de l’annonce du Salon des aidants et aînées de la Mauricie.

Aidants et aînés: «Pour rapprocher les ressources des besoins»

SHAWINIGAN — «Internet c’est un outil génial, mais ça ne remplacera jamais la rencontre avec une personne que l’on veut rejoindre», fait valoir Cathy Guilhempey, de chez Proche en tout temps, pour expliquer la pertinence du Salon des aidants et des aînés de Shawinigan qui se tiendra le 5 mai prochain. On avance que c’est pratiquement un Québécois sur quatre qui est proche aidant. On veut aller à leur rencontre pour les outiller.

La première édition du Salon des aidants et aînés de Shawinigan, qu’annonce l’Appui Mauricie, s’inscrit dans la foulée des quatre salons qui ont été tenus à Trois-Rivières. L’achalandage avait permis de constater que le besoin était réel, mais que la clientèle des environs de Shawinigan était peu nombreuse au rendez-vous, relate Diane Lemay, travailleuse de milieu au Centre d’action bénévole de Grand-Mère. Il s’agit donc de se rapprocher d’une clientèle moins encline à se déplacer, explique-t-elle.

Bien que les ressources pour les proches aidants et les aînés existent, Mme Lemay indique que la difficulté est de diriger les gens, souvent débordés ou épuisés, vers les organismes appropriés. Celle-ci souligne par ailleurs qu’entre une première demande et le moment où un service sera finalement livré, le temps est parfois long. Pour elle, le salon est l’occasion idéale de mettre en contact des gens qui ont des besoins avec une offre de ressources diversifiée.

Cathy Guilhempey renchérit en disant qu’en plus, les gens n’ont pas toujours conscience que des ressources existent pour pouvoir les aider. La chargée de projet chez Proche en tout temps, un site d’information pour l’entourage d’aînés vivant avec une problématique de santé mentale, souligne également que le phénomène de l’isolement touche souvent ceux qui se consacrent à l’aide d’un proche.

«Les proches aidants, qui souvent sont sur le marché du travail, ont très peu de temps pour eux, pour se poser ou pour réfléchir à leur implication auprès de leur proche et pour aller chercher des outils», expose Mme Guilhempey. «Souvent ils se sentent seuls face à leur engagement, simplement parce que quand on a déjà un travail et qu’on s’occupe en plus d’une personne, c’est certain qu’il reste peu de temps pour avoir des contacts sociaux avec des amis, pour pouvoir échanger, pour se libérer du poids que ça peut parfois représenter», ajoute-t-elle.

Se reconnaître

Pour Amélie Gélinas, du Centre d’action bénévole Trait d’union de Shawinigan, la proche aidance couvre un large spectre. «Faire les commissions pour sa mère une fois par semaine, c’est déjà un geste de proche aidance ou faire la pelouse de ma voisine l’été parce qu’elle est trop âgée pour partir sa tondeuse, ça aussi c’est un geste de proche aidance», illustre-t-elle.

La difficulté pour les gens de se reconnaître comme proche aidant est une problématique en soi, fait valoir Mme Gélinas qui dit que la démystification du rôle occupe une partie de son temps. Le Salon des aidants et des aînés est une occasion pour elle de faire un peu de pédagogie.

De nombreux exposants

On indique qu’à l’édition de 2018, à Trois-Rivières, ce sont plus de 80 kiosques qui accueillaient les visiteurs, en plus de présenter des conférences et des ateliers. On dit espérer voir converger 600 personnes à l’Espace Shawinigan, le 5 mai prochain, pour la tenue de ce premier salon dans la région shawiniganaise.

Au nombre des exposants, on compte des services de répit et d’aide à domicile, des popotes roulantes, des chiropraticiens, des vêtements adaptés, des kiosques d’information sur différentes maladies, comme celles de Parkinson ou d’Alzheimer, des lunetiers à prix réduit, etc.

La présence d’un conférencier vedette «devrait attirer beaucoup de monde», fait-on valoir du côté des organisateurs. L’annonce de l’identité de celui-ci sera faite à l’approche de l’événement.

Il reste encore des places pour ceux qui souhaiteraient tenir un kiosque. Davantage d’informations sont disponibles au www.salondesaidants.ca ou sur la page Facebook de l’événement.