Affaissement de terrain à la Zec Jeannotte: la situation est sous contrôle

La Tuque — La majorité des gens isolés pourront être évacués s’ils le souhaitent de la Zec Jeannotte, en Haute-Mauricie, dans les prochaines heures. Des travaux permettront à certains types de véhicules adaptés aux chemins forestiers de sortir de la zone touchée.

«On a des discussions avec les gens de la Zec. On parle d’environ 75 villégiateurs touchés. Aujourd’hui (lundi), ils ont en train de réparer le chemin numéro 3. D’ici la fin de la journée, ça devrait être fait et 90 % des villégiateurs vont pouvoir sortir s’ils le désirent, parce que les gens ne sont pas obligés. On sait qu’il y a beaucoup de gens en vacances. Il va rester seulement 10 %. On sait qu’il y a des gens sur une île. Ils regardent pour envoyer un hydravion les chercher […] Il n’y a pas de gens en danger pour le moment et tout est sous contrôle», estime le directeur général et coordonnateur des mesures d’urgence de la Ville de La Tuque, Marco Lethiecq.

Des gens de la municipalité et de la Zec s’assurent que tout le monde va bien et ne manque de rien. La problématique se situe davantage au niveau de l’accessibilité.

«Si les gens veulent sortir (et qu’ils sont dans l’impossibilité de le faire), on va probablement prendre des véhicules de la ville ou du ministère pour les transporter vers La Tuque. Les véhicules qui ne passent pas seront toutefois pris là-bas. Les gens avec des VTT ou des 4x4 vont être capables de passer sans problème», note M. Lethiecq.

Les véhicules pourraient demeurer coincés pendant environ deux semaines dans le secteur, le temps que les travaux soient exécutés. La Zec Jeannotte devra assumer la facture des travaux.

Rappelons que plusieurs dizaines de personnes se trouvant dans une cinquantaine de chalets se sont retrouvées coupées du reste de la Haute-Mauricie à la suite d’un affaissement de terrain sous un chemin de fer, survenu en fin d’après-midi dimanche, dans la ZEC Jeannotte.

Les fortes pluies de samedi seraient à l’origine de la situation. Un préposé à l’entretien de la ZEC témoignait dimanche qu’une portion du chemin était arrachée «sur 50 pieds de long, 15 pieds de profond» à six kilomètres de l’accueil.