Les cyclistes ont été accueillis en héros.

Accueillis en héros: 15 cyclistes décrochent 180 000 $ pour 15 écoles

SAINT-TITE — La quinzaine de cyclistes du Grand défi Desjardins ont été accueillis en véritables héros, lundi après-midi, par plus de 1000 élèves en liesse provenant de 15 écoles. Ils venaient de terminer un périple de 3500 kilomètres entre Key West, en Floride, et Saint-Tite.

Leur but, amasser 120 000 $ pour permettre aux écoles des MRC de Mékinac et des Chenaux de se doter d’équipements pour stimuler la pratique de l’activité physique chez les jeunes. Le but avait été dépassé avant même le départ des cyclistes puisque dès leurs premiers coups de pédales, 170 00 $ étaient déjà en banque. Lundi, le bilan final se chiffrait à 180 000 $. «C’est au-delà de toute attente. On a battu tous les records des éditions passées se réjouit un des cyclistes, Charles Massicotte-Bourbeau, qui est aussi directeur général de la caisse de Mékinac Des Chenaux.

Le périple de 3500 kilomètres aura permis d’amasser 180 000 $.

«De par mon travail, je suis très près des écoles et en les visitant, je me rendais compte, en discutant avec les professeurs d’éducation physique, que les besoins étaient criants. Dans les budgets, ils avaient 200 $ par année et ils arrivaient à peine à acheter des ballons», raconte-t-il. «L’argent sera mis pour des projets structurants pour les saines habitudes de vie», raconte-t-il. Pour certains, ce sera un mur d’escalade, pour d’autres, améliorer leur parc», bref, tout ce qui pourra faire bouger les jeunes.

La peloton, qui était toujours aux États-Unis la veille, a ramené avec lui un peu du beau temps de la Floride. Sous un soleil de plomb, les élèves, confettis à la main, attendaient leurs héros avec impatience, en particulier ceux de l’école primaire La Source de Saint-Maurice. C’est que leur directrice, Ginette Lahaie, véritable rock star pour les élèves de leur école, était parmi ces cyclistes.

Parmi les cyclistes participants, la directrice de l’école La Source, Ginette Lahaie, a été accueillie en véritable rock star par les élèves.

Recevoir autant d’affection pour le geste posé aide à faire oublier les muscles endoloris et la fatigue, car cet exploit n’a pas été de tout repos. Individuellement, chaque cycliste aura parcouru 120 à 140 kilomètres par jour. Tout le monde était bien entraîné pour faire face à ce défi, assure M. Massicotte-Bourbeau, «mais on a dû faire très attention par contre. Les journées où il faisait très chaud, on faisait 20 kilomètres et on pouvait aller prendre un peu d’air conditionné dans le VR et beaucoup d’eau. Certaines journées, on a bu 12 bidons d’un litre et demi», raconte-t-il. C’est que les cyclistes ont dû faire face à plusieurs journées où il a fait rien de moins que 48 ⁰ C.

«Ç’a donné de bons défis, ça nous a ralentis, mais tout le monde était bien entraîné. Il n’y a presque pas eu de chutes et pas des chutes graves. J’ai failli frapper un chevreuil en roulant à 54 km à l’heure. On a fait de belles rencontres. On a eu du plaisir et tout ça, pour vous donner le goût de bouger, a résumé M. Massicotte-Bourbeau devant la foule des élèves qui s’étaient massés dans la cour de l’école Paul-Le Jeune pour accueillir l’équipe.

Plus de 1000 élèves de 15 écoles attendaient les cyclistes au fil d’arrivée.

La ministre Sonia LeBel était présente à l’événement. «Ce qu’ils ont fait pour vous, les amis, c’est extraordinaire», a-t-elle fait valoir aux élèves. «Ils ont pédalé pendant dix jours pour vous donner le goût de faire de l’exercice, (...) mais en plus, ils ont réussi à vous ramasser une méga belle somme d’argent pour vous trouver de beaux équipements et vous aider à jouer dehors», a-t-elle souligné en incitant les jeunes à applaudir ces héros.

À part la chaleur, c’est la logistique d’un tel périple qui fut le plus difficile pour les participants. «Il y avait une grande distance à couvrir, donc on devait faire de grosses journées de vélo, mais aussi faire des déplacements avec nos véhicules. On arrivait souvent très, très tard le soir, peu de temps pour faire la mécanique des vélos, le lavage et s’organiser et ça repartait à 5 h le lendemain matin, donc très peu de sommeil», résume M. Massicotte-Bourbeau.

Rappelons que c’est Joël Bernier, un des cyclistes du groupe, qui avait créé ce défi, en 2015, dans la région de Louiseville. Depuis, il a été exporté dans plusieurs régions du Québec.