Raymond Beaudoin est le directeur du service de sécurité incendie de Saint-Alexis-des-Monts.

Accident mortel de motoneige à Saint-Alexis-des-Monts: «si ça arrive en 2020, on a plus de chances de la sauver»

Saint-Alexis-des-Monts — «Si ça arrive en 2020, on a plus de chances de la sauver.»

Raymond Beaudoin est formel. Selon le directeur du service de sécurité incendie de Saint-Alexis-des-Monts, les équipements maintenant disponibles pour les interventions de sauvetage dans les sentiers hors route et la formation des pompiers de Saint-Alexis pour des opérations en milieu difficile auraient probablement fait une différence à la suite de l’accident de motoneige qui a coûté la vie à deux touristes français, en février dernier.

Une famille était en vacances à Saint-Alexis et faisait une randonnée à motoneige lorsque l’engin conduit par la mère a dérapé et a plongé dans la rivière du Loup. L’accident est survenu dans la réserve Mastigouche. La femme et son fils de 11 ans ont perdu la vie.

Quelques jours après l’accident, il a été permis d’apprendre que la dame s’était accrochée à la motoneige et à une banquise avant de sombrer dans la rivière. Malgré l’intervention de témoins qui ont tenté de la tirer hors de l’eau avec une corde, le sauvetage a échoué et la femme est passée sous la glace.

«Il n’y avait aucun accès sur la rivière, car la glace n’était pas sécuritaire. Aujourd’hui, avec nos harnais et le cordage, on descend et on attache la dame. Mais on n’avait pas ça à l’époque», explique M. Beaudoin.

Ironie du sort, Saint-Alexis avait commencé à recevoir les équipements de sauvetage peu avant le drame. Le montage de ceux-ci était en cours, de même que la formation des pompiers.

Quelques mois plus tard, les équipements sont prêts et la formation est complétée. C’est ce qui fait dire à M. Beaudoin que le service de sécurité incendie de Saint-Alexis est maintenant en mesure de faire face à plusieurs situations d’urgence.

«Comme chef pompier, on dort mieux! Avant, on avait un appel, tu veux répondre, mais tu n’as pas l’équipement pour intervenir comme il faut, tu n’as pas la formation non plus. Durant la formation, les gars ont marché dans de la neige jusqu’à la taille, on a testé la Mule avec les roues, avec les chenilles, à grande vitesse. On a maintenant des raquettes, un panier de sauvetage sur roue. Les gars sont formés et ont pratiqué. On se sent plus sécurisé pour nous aussi.»