Les enquêteurs ont déterminé que l'hélicoptère n'a pas réagi comme l'équipage s'y attendait.
Les enquêteurs ont déterminé que l'hélicoptère n'a pas réagi comme l'équipage s'y attendait.

Accident en Méditerranée: l'hélicoptère n'a pas réagi comme prévu

OTTAWA — Les enquêteurs ont déterminé que l'hélicoptère militaire qui s'est écrasé au large de la Grèce en avril n'a pas réagi comme l'équipage s'y attendait, avant de plonger dans la Méditerranée.

Telle est la conclusion d'un rapport d'enquête préliminaire publié lundi par l'Aviation royale du Canada, qui n'a pas fourni de réponse définitive sur la cause de l'accident du 29 avril.

Le rapport indique plutôt que les enquêteurs se concentreront désormais sur les différents systèmes de l'hélicoptère Cyclone et sur le rôle des «facteurs humains» dans l'accident.

Des responsables militaires ont déjà déclaré que l'enquête pourrait prendre jusqu'à un an.

Six membres des Forces armées canadiennes étaient à bord lorsque l'hélicoptère Cyclone s'est écrasé alors qu'il était déployé avec la frégate NCSM Fredericton. Tous ont été tués.

Selon le rapport d'enquête, l'accident s'est produit peu de temps après que le Cyclone, du nom de code Stalker 22, a survolé la frégate en revenant d'une mission d'entraînement.

Les autorités ont confirmé que l'hélicoptère a aussi été utilisé pour une séance photo impliquant la frégate.

Selon le rapport, lors d'une manoeuvre complexe pour se rapprocher du navire, l'avion n'a pas réagi comme l'équipage l'aurait prévu.

«Cet événement s'est produit à basse altitude et ne pouvait être corrigé. L'appareil a commencé une descente à haute vélocité et a heurté l'eau à l'arrière du navire.»

Le capitaine Maxime Miron Morin, originaire de Bécancour, fait partie des six victimes.

Après l'accident, l'Air Force a temporairement immobilisé le reste des 17 hélicoptères militaires Cyclone. Ceux-ci ne sont devenus opérationnels qu'en 2018, après plus d'une décennie de problèmes de développement.

Cette pause opérationnelle se poursuivra jusqu'à ce qu'une évaluation des risques sur la flotte puisse être effectuée, a déclaré le lieutenant-général de l'armée de l'air, le lieutenant-général Al Meinzinger, dans un communiqué.

«Avec la coopération de la direction de la sécurité des vols, une équipe d'experts en navigabilité travaille en étroite collaboration pour élaborer un plan de remise en service méthodique et sûre de la flotte, a-t-il déclaré. C'est un travail essentiel et nous prendrons le temps de bien le faire.»