Les premiers répondants seront déployés aux entrées de la Ville dès jeudi. Sur la photo, on voit le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay, lorsqu’il avait envoyé les membres du Service incendie faire de la sensibilisation sur la route 155 au mois d’avril.
Les premiers répondants seront déployés aux entrées de la Ville dès jeudi. Sur la photo, on voit le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay, lorsqu’il avait envoyé les membres du Service incendie faire de la sensibilisation sur la route 155 au mois d’avril.

Accès restreint à la Haute-Mauricie: La Tuque passera au plan B

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
La Tuque — Le barrage qui restreignait l’accès à la Haute-Mauricie depuis le début du mois d’avril a été levé comme prévu, lundi. La circulation a repris sur la route 155, même si le maire espérait que les autorités maintiennent le point de contrôle encore quelques jours supplémentaires.

«Je ne suis pas déçu. On s’en attendait, on nous l’avait annoncé la semaine dernière. Par contre, on avait senti beaucoup d’ouverture dans nos démarches (de prolonger le barrage)», lance le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay.

Ce dernier mettra son plan B à exécution pour poursuivre son objectif de sensibilisation des villégiateurs, pêcheurs, et amateurs de plein air qui s’aventureront en forêt au courant de la longue fin de semaine qui arrive.

«Il y a tout un flot de population qui va arriver. On veut travailler en prévention. Je vais déployer les premiers répondants dans les trois entrées et sorties de la ville de La Tuque […] Ils vont donner des renseignements aux gens qui vont entrer sur le territoire. On va aussi rappeler les mesures d’hygiène sanitaires.»

Le maire précise toutefois que ce n’est pas seulement pour la COVID-19 qu’il veut faire de la prévention. D’ailleurs, depuis déjà quelques semaines, il martèle son message. Les routes forestières ne sont pas toutes praticables et les risques d’enlisement sont élevés. Le dégel n’est pas complété encore dans le nord du territoire.

«Ça va être important de leur faire comprendre que l’accès en forêt peut être restreint parce qu’il y a encore un couvert de neige. Autour de La Tuque, c’est 25 à 30 kilomètres qui sont dégagés. Il faut aussi s’assurer que les gens sont bien équipés. On a aussi demandé à la Sûreté du Québec de faire de la prévention sur les chemins forestiers, c’est-à-dire la route 1, la 25 et la 10. Les policiers connaissent bien le territoire et ils vont pouvoir renseigner les gens», affirme-t-il.

Avec le déploiement de son plan B, la Ville veut assurer une transition moins radicale que de «tout à rien».

«C’est de la prévention. […] On veut bien accueillir les gens comme dans les années passées. On veut qu’ils soient bien préparés», insiste M. Tremblay.

Quant à la facture de ces opérations de prévention, elle sera étudiée plus tard assure le maire. Elle sera fort possiblement assumée par la municipalité.

«C’est sur que ça peut engendrer des coûts de quelques milliers de dollars. Il faut voir on va les utiliser de quand à quand. Est-ce que ce sera nécessaire de les remettre une autre fin de semaine avec l’évolution de la température? On va s’ajuster. Étant donné qu’on a une bonne collaboration de la Sûreté du Québec, c’est plus difficile de refiler la facture à la Sécurité publique», note Pierre-David Tremblay.

Certains citoyens ont vivement critiqué la Ville après sa demande de prolongation du point de contrôle. Le maire Tremblay sent par ailleurs qu’il a l’appui de «la masse» dans ses démarches.

«Je sens que les gens sont derrière moi. En grande majorité, les gens appuient l’équipe municipale dans ses démarches», a-t-il conclu.