Le doublement de l’autoroute 55 entre Bécancour et Sainte-Eulalie fait partie des 181 projets d’infrastructure au Québec qui seront accélérés par le projet de loi 66.
Le doublement de l’autoroute 55 entre Bécancour et Sainte-Eulalie fait partie des 181 projets d’infrastructure au Québec qui seront accélérés par le projet de loi 66.

Accélération de certains projets d’infrastructure: Jean Boulet réaffirme le doublement de la 55

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Alors que l’autoroute 55 entre Bécancour et Sainte-Eulalie fait partie des 181 projets d’infrastructure au Québec qui seront accélérés par le projet de loi 66, le ministre régional Jean Boulet réaffirme que son doublement est un engagement pris par François Legault lors de son récent passage à Bécancour.

«Le premier ministre a donné sa parole pour la 55, il s’est engagé à ce que ce soit fait. On va respecter l’engagement, on va faire l’annonce en temps opportun. Ça fait partie des priorités gouvernementales. On va donner un suivi diligent à ce dossier-là. L’adoption du projet de loi va permettre d’aller de l’avant plus rapidement. On a une chance incroyable de faire avancer ce dossier-là», a déclaré le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

Dans la première mouture du projet de loi, on parlait de bonification de l’autoroute 55 tandis que dans la seconde, on y parle d’amélioration. Une nuance que n’ont pas commenté Jean Boulet et Sonia LeBel, celle-ci s’en remettant d’ailleurs à son collègue des Transports.

En Mauricie, la population bénéficiera de trois projets plus rapidement, grâce aux mesures d’accélération prévues dans le projet de loi déposé le 23 septembre dernier par la présidente du Conseil du trésor.

Il s’agit de la construction de la Maison des aînés à Trois-Rivières, un nouveau bâtiment de 96 places, l’amélioration de la sécurité et la stabilisation de la route 361 entre l’autoroute 40 et la municipalité de Sainte-Geneviève-de-Batiscan, et la reconstruction du pont enjambant la rivière Batiscan sur la route 138 à Batiscan.

En lien avec ces deux derniers dossiers, le préfet de la MRC des Chenaux, Gérard Bruneau, s’est dit favorable au projet de loi 66.

«Ça nous convient parfaitement. Ça respecte l’environnement et la loi sur les contrats publics. Le gouvernement a raison d’éliminer des délais inutiles et d’aller plus rapidement. Ça fait plusieurs années qu’on demande la réfection de la route 361, qui est très dangereuse. Et la reconstruction du pont est un dossier très important et assez urgent», a fait savoir le maire de Saint-Maurice.

Le projet de loi no 66 vise effectivement à alléger des procédures sans réduire ou modifier les normes existantes afin de démarrer plus rapidement les travaux d’importants projets d’infrastructure et ainsi stimuler l’économie.

Il a été élaboré afin de répondre aux attentes de tous en matière de rigueur, d’intégrité et de protection de l’environnement. Il cible des mesures d’accélération bien définies et circonscrites visant l’expropriation, le domaine de l’État, l’environnement et l’aménagement et l’urbanisme. On estime les gains de temps entre 2 et 36 mois pour la réalisation des projets.

«La reprise prudente et graduelle des activités ne peut, à elle seule, suffire à compenser les répercussions de l’arrêt de l’économie québécoise que nous avons subie au printemps dernier. Nous devons être proactifs et agir maintenant. Nous souhaitons accélérer des projets importants, sans tourner les coins ronds sur les plans de l’intégrité et de la protection de l’environnement», déclare la députée de Champlain.

Celle-ci soutient que tout ce que le gouvernement a l’intention de faire est écrit dans le projet de loi. «On ne joue pas dans les normes environnementales, mais dans les processus d’autorisation», a-t-elle tenu à préciser en entrevue.

Finalement, le ministre Boulet s’est plu à mentionner que la Mauricie était en contexte de reprise alors que «l’emploi est actuellement à 91,1 % du niveau d’avant la pandémie». «Et ce projet de loi sera bénéfique pour la relance économique de notre région», a-t-il conclu.