En attendant les futures propositions de l’employeur, les lockoutés de l’ABI poursuivent leur combat sur la ligne de piquetage.

ABI: propositions patronales à venir

Bécancour — Alors que le milieu politique s’emballe sur une éventuelle offre patronale dans le dossier de l’Aluminerie de Bécancour, la haute direction n’a fait que réitérer sa position publique du 8 mars dernier, à l’effet qu’elle «prépare des propositions qui incluront les changements nécessaires pour assurer l’avenir de l’ABI tout en demeurant disponible à rencontrer le syndicat».

«L’usine a besoin de changements fondamentaux pour réussir à long terme», a répété la porte-parole, Sara Dubé, reprenant mot à mot la déclaration faite le 8 mars dernier par la présidente-directrice générale de l’usine, Nicole Coutu.

À la lumière de ses discussions avec les deux parties, le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel disait avoir bon espoir qu’une nouvelle offre sera présentée par l’entreprise d’ici quelques semaines. Or, non seulement ABI ne précise aucun échéancier, mais elle se montre vague sur la forme que prendra cette proposition, à savoir s’il s’agira d’une offre à être soumise aux votes des syndiqués ou d’une simple base à la reprise des négociations.

Par ailleurs, en lien avec cette sortie syndicale sur les millions de dollars que l’entreprise épargne en coûts d’électricité à cause du lock-out, Mme Dubé ne fait que rappeler «qu’ABI respecte les termes de son contrat avec Hydro-Québec». Or, comme un lock-out est considéré au sens du contrat comme un cas de «force majeure», la compagnie voit ses obligations contractuelles suspendues. Elle n’est donc plus tenue de payer pour l’électricité qu’elle n’utilise pas.