ABI: Martel invite à un «examen de conscience»

Saint-Sylvère (BT) — Le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, dit avoir «une pensée sincère» pour les employés de l’ABI lock-out depuis 17 mois et estime que le Syndicat devrait faire «un examen de conscience».

«J’ai envie de dire au syndicat: ‘‘Vous pouvez blâmer le député. Vous pouvez blâmer le premier ministre. Vous pouvez aller voir ce qui se passe en Australie, à Vancouver. Vous pouvez porter plainte à l’UNESCO, mais le fait est que ça fait 17 mois que vous êtes en lock-out. À Baie-Comeau, ils ont été capables de régler en négociant en trois mois et demi», a commenté le député à la suite de la visite du syndicat de l’ABI à celui de Baie-Comeau pour voir s’il y avait des similitudes entre leurs situations.

«L’information que j’ai eue, c’est que le président du syndicat de l’ABI a dit qu’on ne pouvait pas comparer les deux», indique M. Martel.

Le député lance un appel au syndicat. «Il y a des individus derrière ça. Je les invite à un examen de conscience. De toute évidence, la stratégie actuelle ne fonctionne pas. Ils doivent remettre en question leur stratégie. Ils doivent s’interroger sur leurs objectifs qui, de toute évidence, n’ont pas fonctionné jusqu’ici. C’est un échec», croit-il. «De blâmer tout le monde pour cet échec-là, moi, je pense que ça déresponsabilise un peu et en déresponsabilisant, on ne réglera rien», fait-il valoir.

Donald Martel rappelle que «derrière ce conflit-là, il y a des employés syndiqués, notamment ceux qui habitent le territoire de Nicolet-Bécancour et ce n’est pas facile, ce qu’ils vivent», dit-il. En plus «de l’insécurité, les gens sont jugés. Je pense à eux tous les jours», dit-il.

Le député estime que les déclarations faites par le premier ministre à ce jour, dans ce conflit, n’ont pas eu pour effet de nuire aux négociations. «Le premier ministre a écouté la partie syndicale, a écouté les patrons et a exprimé son point de vue. Il a dit que ça ne vaut pas 17 mois de conflit juste pour une question de libération syndicale et de fonds de retraite», résume-t-il.

Le député rappelle que lors du dernier vote, il avait dit aux employés que «la compagnie est sérieuse. Vous devriez l’accepter. Ils sont allés à l’encontre de ça. Ils ont écouté le syndicat. Maintenant, c’est le syndicat qui les a amenés dans cette situation-là. J’ai essayé de les prévenir. Là, c’est à eux de trouver des solutions», dit-il. «C’est l’ambiance, c’est l’historique des relations de travail qui font défaut et je pense que tout le monde doit se regarder dans un miroir par rapport à ça», conclut le député Martel.