Les syndiqués de l'Aluminerie de Bécancour en sont à une seconde journée de lock-out.

ABI: le syndicat parle d'un «agenda caché» de l'employeur

Le syndicat des Métallos section locale 9700, qui représente les 1030 travailleurs de l'Aluminerie de Bécancour présentement en lock-out, se questionne sur les véritables enjeux de ce lock-out décrété par la direction de l'usine, dans la nuit de mercredi à jeudi. C'est ce qu'ils ont fait savoir lors d'un point de presse tenu vendredi après-midi.

«On a réalisé hier que des séries de cuves avaient commencé à être fermées avant même que ne commence la rencontre entre les parties convoquées par le médiateur du gouvernement. Le directeur des ressources humaines a clairement indiqué qu'il n'avait pas de mandat de négocier. C'est à se demander si les vrais enjeux de ce conflit étaient bel et bien à la table de négociations ou dans les intérêts commerciaux des deux géants de l'aluminium», indique Clément Masse, président du syndicat.

M. Masse rappelle que les négociations achoppent sur le régime de retraite et le respect de l'ancienneté dans les mouvements de main-d'oeuvre, alors qu'une importante vague d'embauche est à prévoir au sein de l'usine. Le syndicat dit constater que le coût d'un lock-out avec arrêt des séries de cuves représente largement plus que la valeur monétaire de ce qui séparait les parties. «Ça n'a aucune commune mesure. Un lock-out leur coûte beaucoup plus cher que ce qu'aurait coûté un règlement», mentionne Clément Masse, qui n'a pas hésité à employer le terme «agenda caché» en point de presse.