Sabrina Ayotte, Marie-Christine Morand, Alexis Pronovost et Félix Lapointe sont des locataires potentiels de J’ai mon appart’.
Sabrina Ayotte, Marie-Christine Morand, Alexis Pronovost et Félix Lapointe sont des locataires potentiels de J’ai mon appart’.

À la recherche des derniers 500 000 $ pour J'ai mon appart'

SHAWINIGAN — Le projet J’ai mon appart’ à Shawinigan continue d’évoluer. Afin d’amasser les 500 000 $ manquants pour procéder à la construction de l’immeuble de 12 logements supervisés destinés aux personnes vivant avec une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme, le conseil d’administration a lancé, mardi, une campagne majeure de financement.

Ce sont des parents de Shawinigan vivant au quotidien avec la tâche de superviser un proche déficient intellectuel qui, en 2018, ont décidé d’unir leurs efforts en créant cet organisme à but non lucratif.

Les parents doivent trouver une façon de recueillir 1,4 million $ dans le milieu sur un projet évalué à près de 2,9 millions $.

Michèle Lafontaine, présidente du conseil d’administration de l’organisme sans but lucratif J’ai mon appart, n’est pas peu fière du chemin parcouru jusqu’ici. Elle indique que 900 000 $ ont déjà été amassés.

«La réponse est extraordinaire. La mobilisation du milieu est exceptionnelle», indique la maman de Félix, 26 ans, atteint d’une déficience intellectuelle.

La firme d’architectes Jacques et Gervais de Shawinigan a conçu les plans du bâtiment.

La campagne de financement comprend des commandites des 12 appartements et des aires communes de l’immeuble. Déjà, trois appartements ont trouvé leur commanditaire.

La sollicitation de donateurs privés, la recherche de partenariats, une activité-bénéfice le 27 mars, la vente de briques virtuelles en mai ainsi que le Grand McDon dans les restaurants McDonald’s du Centre-du-Québec le 6 mai prochain font également partie des moyens mis de l’avant pour l’atteinte de l’objectif.

Le conseil d’administration souhaite avoir complété le financement du projet d’ici la fin de 2020 et ainsi procéder à la construction de l’immeuble au printemps 2021.

«À la fin de l’été, début de l’automne 2021, on souhaite que les gens entrent dans leur appartement.»

Trente personnes ont d’ailleurs fait une demande pour l’un de ces logements supervisés.

Expertise

Michèle Lafontaine explique que le projet peut compter sur une expertise reconnue en matière d’inclusion des personnes en situation de handicap grâce à un partenariat avec la Chaire autodétermination et handicap dirigée par le chercheur Martin Caouette de l’UQTR. «Le projet est documenté. On souhaite que ça puisse aider d’autres parents ailleurs au Québec.» Un souhait qui pourrait se réaliser puisque, la semaine dernière, le conseil d’administration présentait le projet J’ai mon appart’ au ministre Lionel Carmant.