Les commissions scolaires de la région sont toutes à la recherche de main-d’œuvre dans la plupart de leurs secteurs d’activité.

À la recherche de main-d’œuvre en éducation

TROIS-RIVIÈRES — Les commissions scolaires sont à la recherche de main-d’œuvre. Celles de la région ont toutes des postes à combler et des banques de remplacement à regarnir, bref, elles vivent la même pénurie de ressources humaines que bien d’autres secteurs d’activité au Québec.

Salons de l’emploi, réseaux sociaux et réseaux d’emplois spécialisés, tous les moyens sont pris pour faire du recrutement. La Commission scolaire du Chemin-du-Roy, elle, organise, ce jeudi 24 janvier, son tout premier Événement carrière, une activité au cours de laquelle les chercheurs d’emploi dans le domaine de l’éducation pourront déposer leur curriculum vitae.

On a besoin de main-d’œuvre du côté du personnel de soutien, du secrétariat, de l’informatique, en service de garde et en éducation spécialisée. La Commission scolaire accepte également des candidatures de professionnels en orthophonie, orthopédagogie et psychologie.

Plusieurs besoins sont également à pourvoir en enseignement et particulièrement en arts, musique, français, anglais, espagnol, en adaptation scolaire ainsi qu’en enseignement préscolaire et primaire. Des contrats de remplacement seront aussi proposés.

«Nous faisons aussi face à des difficultés de recrutement pour le personnel enseignant au préscolaire, primaire et adaptation scolaire», indique de son côté Pascal Blondin, secrétaire général et directeur des services éducatifs à la Commission scolaire de la Riveraine.

«Nous sommes aussi activement à la recherche d’un enseignant en musique au primaire», souligne-t-il au passage. «Les éducatrices en service de garde sont également une denrée rare. Nous sommes actifs sur les réseaux sociaux et participons aux salons de l’emploi des universités (Trois-Rivières et Sherbrooke)», ajoute-t-il.

À la Commission scolaire de l’Énergie, on compose également avec une pénurie de main-d’œuvre en éducation spécialisée, secrétariat, services de garde, préposés aux élèves handicapés et dans les banques de remplacement pour les enseignants, précise la coordonnatrice aux communications, Renée Jobin.

La présidente du Syndicat de l’enseignement des Vieilles-Forges, Claudia Cousin, souligne qu’il y a «de moins en moins de finissants en enseignement dans les universités.»

Selon elle, c’est que les conditions de travail de la profession sont difficiles. «La tâche est de plus en plus lourde», dit-elle. Le nombre d’élèves en difficulté augmente au point où plusieurs enseignants font écho à leur syndicat qu’il leur faudrait presque un baccalauréat en adaptation scolaire pour pouvoir faire face à la situation, indique la porte-parole. «C’est une tâche qui n’en finit plus. C’est 7 jours par semaine», explique Mme Cousin, même la nuit alors que les enseignants pensent aux défis qui les attendent le lendemain. «Il faut alléger la tâche», plaide la présidente. Cela signifie un réinvestissement en éducation. «Présentement, on ne fait que récupérer ce qu’on a perdu pendant 10 ans», estime-t-elle.

Selon Mme Cousin, pour attirer des candidats, il faut que l’emploi soit attrayant. Ça commence notamment «par la reconnaissance et l’autonomie professionnelle», plaide-t-elle.

De son côté, la directrice adjointe des ressources humaines, Élise Giacomo, estime que Chemin-du-Roy est attrayante par son programme d’insertion professionnelle pour les enseignants ainsi que par la diversité des milieux dans lesquels les enseignants peuvent choisir de travailler puisque ses 70 bâtiments sont situés en milieu rural ainsi qu’en milieu urbain. Plusieurs établissements sont également spécialisés, par exemple en musique ou en arts.

Outre le fait qu’il existe une pénurie générale de main-d’œuvre, au Québec, actuellement, d’autres facteurs expliquent le besoin pressant de renflouer les banques de personnels. Le fait, d’une part, que le gouvernement ait injecté plusieurs millions de dollars dans le système de l’éducation donne lieu à des ouvertures de postes et exerce donc une pression en ce sens, explique Mme Giacomo en ajoutant qu’on ne connaît pas le nombre de finissants en éducation dans les établissements d’enseignement. «Il est donc difficile de faire un arrimage», constate-t-elle. À ceci s’ajoute le fait que 30 % du personnel de Chemin-du-Roy est âgé de 55 ans et plus et donc s’approche de la retraite, autant d’éléments qui poussent la Commission scolaire à se donner jusqu’en juin pour réussir à combler ses banques d’employés.

Pour les étudiants dans le domaine, les astres sont donc présentement bien alignés.

«Contrairement à ce que les finissants en enseignement peuvent penser, plusieurs postes seront disponibles à la Commission scolaire du Chemin-du-Roy et rapidement, les nouveaux enseignants pourront obtenir un poste régulier dans notre organisation», indique la directrice adjointe.

L’Événement carrière de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy se déroule en ce jeudi 24 janvier, de 16 h à 18 h, au 1515 rue Sainte-Marguerite à Trois-Rivières.

Sur place, le service des ressources humaines répondra aux questions entourant l’embauche et les perspectives d’emploi en plus d’aider les personnes intéressées à s’inscrire à la banque de candidatures.