La promenade du Saint-Maurice à Shawinigan, dimanche après-midi, s’est avérée la plus populaire comme le veut la coutume.

86e Classique de canots de la Mauricie: «du bonbon pour les amateurs»

Trois-Rivières — Au terme de l’édition la plus enlevante depuis 1980, le directeur général de la Classique internationale de canots de la Mauricie, Stéphane Boileau, ne pouvait s’empêcher d’afficher un large sourire de satisfaction lors de la conclusion de la 86e mouture de l’événement, lundi après-midi à l’île Saint-Quentin de Trois-Rivières.

Captivé au même titre que les amateurs par la lutte emballante pour les honneurs de l’emblématique Coupe Anne-McCormick, le grand manitou de la Classique désignait d’ailleurs, sans hésiter, l’édition 2019 comme la plus palpitante depuis son arrivée à la tête de l’événement, il y a six ans.

«Au niveau compétitif, c’est assurément l’année la plus excitante depuis que je suis en poste. Ça va être payant pour notre organisation, une course comme celle-là. Ça met une excitation incroyable quand le gagnant n’est pas déterminé avant le dernier droit de la course. Chaque petit détail devient très important. C’est du bonbon pour les amateurs», se réjouissait-il.

Il faut en effet remonter aux années 2003 et 2004 pour retrouver un résultat relativement aussi serré alors que Serge Corbin et Jeff Kolka faisaient la lutte à Steve Lajoie et Andrew Triebold. Et encore, les victoires avaient été acquises par 39 et 81 secondes respectivement.

Sinon, la finale la plus serrée des 40 dernières années était survenue en 1980 lorsque Serge Corbin et Ron Williams s’étaient imposés par cinq secondes devant Everett Crozier et Tim Triebold.

En plus d’une compétition excitante, Boileau et son équipe ont eu droit à un peu de clémence de Dame Nature après deux éditions précédentes marquées par la flotte. Même si quelques nuages ont parsemé les journées de samedi et lundi, la météo a été suffisamment convaincante pour attirer des milliers de spectateurs tout au long du parcours. Évidemment, la promenade du Saint-Maurice à Shawinigan, dimanche après-midi, s’est avérée la plus populaire comme le veut la coutume. «Les deux dernières années avaient été plutôt pénibles. Cette année, c’est au-delà des espérances. Ça fait du bien!»

En plus de continuer d’être à l’écoute des compétiteurs pour améliorer le produit et attirer davantage d’équipes dans l’épreuve-reine de C2, la Classique compte poursuivre le développement des volets de paddleboard et de bateau outrigger.

Pour une deuxième année consécutive, ce sont près de 300 athlètes qui ont déferlé sur la rivière Saint-Maurice lors de trois jours de compétition.

Le dg Boileau aimerait notamment que la Classique serve éventuellement de conclusion à un championnat provincial en paddleboard. Il dit également caresser des projets intéressants pour le outrigger. Cette discipline était toutefois absente de la programmation cette année, après un baptême en 2018 avec un trajet qui reliait Bécancour à Trois-Rivières.

«Les gens de la Fédération Eau Vive Québec étaient présents ce week-end et on regarde comment on peut développer notre événement avec leur discipline du paddleboard. Il y a une belle collaboration.»

En plus de ces initiatives, Boileau se réjouit de voir la mise sur pied d’un programme de développement de canot long parcours à l’école secondaire Val-Mauricie, en collaboration avec la Commission scolaire de l’Énergie et, entre autres, l’enseignant Mathieu Pellerin, double vainqueur de la Classique internationale de canots de la Mauricie.

«C’est primordial d’avoir de la relève pour qu’un sport se développe et on va justement avoir la chance de miser sur un projet comme celui avec Val-Mauricie pour former des futurs participants de la Classique.»