Jean-Yves Laforest, président de la Commission scolaire de l’Énergie.

65 M$ pour l'entretien des écoles en Mauricie

TROIS-RIVIÈRES — Les deux commissions scolaires de la Mauricie recevront 65 millions $ du gouvernement du Québec pour rénover leurs écoles et en sont fort heureuses. Le président de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, Claude Lessard et le président de la Commission scolaire de l’Énergie, Jean-Yves Laforest, s’entendent toutefois pour dire que le moment est mal choisi pour abolir les commissions scolaires comme prévoit le faire le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge.

Claude Lessard, pour un, estime qu’il est de loin préférable que ce soit «les gens du milieu», c’est-à-dire les commissaires scolaires élus par la population, qui décident quels projets sont prioritaires dans leur territoire. «Ce sont les meilleures personnes pour décider des besoins», estime-t-il. «Il faut garder le pouvoir régional.»

C’est de toute façon un palier local qui aura à réaliser ces projets, renchérit Jean-Yves Laforest. Ce dernier estime que les commissions scolaires ont démontré leur capacité à bien gouverner et à bien administrer leur territoire et leurs écoles. «A-t-on déjà vu l’équivalent d’une Commission Charbonneau se faire en lien avec la gestion des commissions scolaires?», fait-il valoir.

M. Laforest entend continuer à se battre pour la survie des commissions scolaires «même une fois le projet de loi du ministre Roberge déposé.»

Il a envoyé des lettres aux municipalités afin de solliciter leur appui pour la survie des commissions scolaires. «La démocratie locale a son importance», plaide-t-il. «Les élus scolaires donnent la couleur au partage et à la distribution des ressources», plaide-t-il.

Claude Lessard, président de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy.

Notons que la Commission scolaire du Chemin-du-Roy recevra plus de 39 M $ sur trois ans pour rénover ses écoles. «Le fait que ce sera sur trois ans permettra de planifier, car avant, ça se faisait à l’année», précise M. Lessard.

La Commission scolaire du Chemin-du-Roy n’a pas voulu fournir les détails des investissements, mais la porte-parole, Anne-Marie Bellerose, signale qu’une cinquantaine de projets sont envisagés. On parle de finition intérieure, de ventilation et de contrôle du chauffage.

Du côté de la Commission scolaire de l’Énergie, près de 26 millions $ ont été octroyés sur trois ans. Encore là, on parle de divers travaux de finition intérieure, de drainage souterrain, d’aménagements extérieurs, de réfection de toiture et de toilettes, pour citer quelques exemples.

Malgré le contexte qui prévaut, les deux présidents se disent très heureux de ces investissements nécessaires au bon entretien des immeubles scolaires.

Jean-Yves Laforest, pour un, estime qu’une école propre et en bon état a un impact sur la réussite scolaire. «Ça joue sur la perception que l’enfant a de son école», estime-t-il.

Notons qu’au Centre-du-Québec, aucune annonce officielle n’a encore été faite au sujet de ce programme. On ne sait donc toujours pas combien d’argent sera octroyé et on ne peut donc dévoiler encore quels projets seront mis en priorité, indique la responsable des communications, Émilie Guay.