51 nouveaux cas en Mauricie et au Centre-du-Québec

Gabriel Delisle
Gabriel Delisle
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES – La direction régionale de la Santé publique a rapporté lundi 51 cas de COVID-19 dans la région, dont 32 au Centre-du-Québec. 

Les 51 nouveaux cas portent à 2424 le total des personnes infectées depuis le début de la pandémie. Cela entraîne un bond considérable de cas actifs en une journée. De 107 cas actifs dimanche, on est passé à 149 lundi.

La MRC de Drummond compte 23 cas de plus sur son territoire, alors que la MRC voisine d’Arthabaska en dénombre 6 de plus que dimanche. Peu touchée depuis le début de la pandémie, la MRC Nicolet-Yamaska compte deux nouveaux cas de COVID-19, pour un total de cinq depuis le début de la pandémie.

Du côté de la Mauricie, la Santé publique rapporte notamment 12 cas de plus Trois-Rivières, trois à Shawinigan et trois à La Tuque.

On dénombre lundi sept hospitalisations en lien avec la COVID-19, dont une aux soins intensifs, ce qui correspond à une augmentation de trois par rapport à la veille.

Les niveaux d’alerte des deux régions demeurent inchangés. La Mauricie est toujours dans le vert, alors que le Centre-du-Québec est en jaune, en mode préalerte.

«Il y a une tendance à la hausse que nous observons. Et c’est sûr que 51 nouveaux cas, c’est plus de cas que ce que nous avions l’habitude de voir cet été. Mais on analyse la tendance davantage sur sept jours», explique Guillaume Cliche, agent d’information du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

«Si la tendance vers la hausse se poursuit, il y a des possibilités que les niveaux d’alerte changent, tant au Centre-du-Québec qu’en Mauricie.»

L’augmentation journalière des cas n’est pas l’unique donnée qui guide la Santé publique dans ses décisions de rehausser ou non les niveaux d’alerte. Le type de propagation du coronavirus et les milieux d’éclosion sont aussi pris en compte.

Éviter les comportements à risque

La collaboration de la population avec les autorités de santé est primordiale dans la lutte à la pandémie. Les comportements négligents sont souvent à l’origine de la propagation de la maladie.

«Chaque semaine, des gens sont à l’origine de contamination et d’éclosion de la COVID-19 en raison de comportements irresponsables», soutient Kellie Forand, agente d’information au CIUSSS MCQ.

«Par exemple, des gens ayant des symptômes continuent leurs activités pendant plusieurs jours avant de s’isoler et d’aller faire un test de dépistage alors que d’autres ayant reçu des consignes de confinement ne respectent pas leur isolement.»

Lorsqu’une personne infectée par la COVID-19 ne respecte pas les obligations d’isolement, la Santé publique tente de lui faire entendre raison. Si la personne n’obtempère toujours pas, les corps policiers peuvent être appelés à intervenir.

Des enquêtes épidémiologiques difficiles

Plus le nombre de jours en situation de pandémie avance, plus la Santé publique a du mal à réaliser les enquêtes épidémiologistes. Ces enquêtes permettent de retracer les causes des éclosions ainsi que les personnes qui pourraient après avoir été exposées au virus.

«Étant donné le contexte de déconfinement, les enquêtes sont beaucoup plus complexes. Le nombre de contacts pour chacun des cas se compte parfois en dizaines alors qu’au printemps dernier, les contacts étaient simplement domiciliaires», note Kellie Forand.

La direction régionale de la Santé publique n’est pas en mesure d’évaluer le taux de participation à ses enquêtes. Devant la grogne grandissante, il y a fort à parier qu’une partie de la population ne désire pas du tout collaborer avec la Santé publique.

«Il est difficile de confirmer si les personnes appelées lors des enquêtes épidémiologiques sont honnêtes au sujet de leurs contacts», explique l’agente d’information du CIUSSS MCQ.

«Nous désirons rappeler que la santé publique ne cherche pas à jouer à la police ou à réprimander les personnes par rapport à leurs comportements, mais bien à limiter la transmission du virus. Nous appelons donc la population à être honnête lors des enquêtes épidémiologiques.»

La Santé publique note aussi que certaines personnes ne semblent pas répondre à ses appels téléphoniques parce que c’est inscrit «numéro privé» sur l’afficheur. Québec a annoncé vendredi que cela allait changer. C’est maintenant écrit «Santé publique» sur le téléphone. De plus, les intervenants de la santé qui font les enquêtes épidémiologiques se butent régulièrement à des boîtes vocales pleines ou qui n’ont pas été activées.