Jean-Yves Tremblay, président de la Régie de transport en commun de Shawingian.

500 cartes à puce à éliminer

SHAWINIGAN — À peine un an après avoir été lancées, les cartes à puce de la Régie de transport en commun de Shawinigan (RTCS) sont remisées dans la filière 13, à la suite de nombreuses plaintes attribuables à des problèmes de fonctionnalité du système. Ce qui était considéré comme une avancée technologique ne sera plus accepté dans les autobus à compter du 1er octobre.

En juin 2017, la RTCS annonçait la mise en service de sa nouvelle carte à puce, qui allait remplacer les titres de transport en papier. Un montant de consigne de 3 $ était ajouté au forfait choisi pour utiliser ce nouvel outil.

À la Ville de Shawinigan, Karine Beaulé-Prince, agente aux communications, estime à 500 le nombre de cartes à puce en circulation à l’heure actuelle. Ces utilisateurs pourront retourner leur carte dans les points de vente habituels pour se faire rembourser leur consigne. Ils pourront, à la même occasion, s’acheter leur passe papier.

Le président de la RTCS, Jean-Yves Tremblay, estime qu’il s’agissait de la meilleure décision à prendre, en raison des frustrations exprimées autant par les chauffeurs que les utilisateurs.

«Le système fonctionne mal», reconnaît-il. «Il lit la puce, il ne la lit pas; c’est irrégulier. La perception ne fonctionne pas bien. Par exemple, des gens passaient leur carte, ça ne fonctionnait pas, alors qu’ils nous disaient avoir payé pour le mois. On vérifiait et c’était bien vrai. Ça entraînait des pertes de temps. Plutôt qu’avoir un paquet d’erreurs, de plaintes et de chialage, il valait mieux arrêter ça.»

«Nous allons donc remettre les cartes (papier), comme auparavant», ajoute-t-il. «Ça faisait une polémique, des complications pour rien.»

La RTCS aurait pu exiger de changer l’équipement de perception, sans savoir toutefois s’il s’agissait vraiment de la source du problème. «On n’était pas sûr si c’était la carte ou la boîte», fait remarquer M. Tremblay.

Dans ces circonstances, la RTCS a décidé de ne plus s’acharner, surtout qu’elle se prépare à retourner en appel d’offres au cours des prochaines semaines. Le contrat de dix ans signé avec Transport urbain de la Mauricie se termine au début 2019.

«Nous étudions de nouveaux projets, on veut aussi réorganiser le transport», avance le président. «On regarde tout ça. Ce sera une grosse année pour nous.»

Au cours des derniers mois, Marjolaine Allard est intervenue à quelques occasions, en séance publique du conseil municipal, pour exiger une amélioration du transport en commun. M. Tremblay reconnaît qu’une importante réflexion est déjà entamée sur les trajets et les horaires. Des nouveautés sont attendues avec le nouveau contrat, un peu comme il s’était produit en 2008.

«Tout est analysé de fond en comble», prétend le président. «Par exemple, au début de ce contrat, la majorité des utilisateurs étaient des écoliers. Ce n’est plus la même chose aujourd’hui. Les nouveaux arrivants prennent beaucoup l’autobus. Il faut tout analyser pour bien répondre aux besoins.»