À l’avant, Florence Lamothe et Zachary Montour, 5e année. À l’arrière, Robert Tardif, directeur général des Artisans de la paix, Caroline Guay, coordonnatrice de la Démarche des premiers quartiers, Diane Boily agente de développement à l’école Louis-de-France et Sophie Cormier-Rondeau, technicienne-animatrice.

50 jardins solidaires pour des familles dans le besoin

TROIS-RIVIÈRES — Aménager un petit jardin est un des plus grands plaisirs de l’été, mais pour de nombreuses familles dans le besoin, c’est un plaisir difficile d’accès.

Les élèves de 5e année de l’école Louis-de-France ont réfléchi à la situation et cette année, dans le cadre d’un projet entrepreneurial, ils ont décidé de fabriquer 50 petits jardins solidaires contenant des plants de laitue, de tomates et de basilic.

La livraison de ces jardins, assez petits pour aller sur un balcon, s’est amorcée lundi en collaboration avec les Artisans de paix de la Mauricie, la Démarche des premiers quartiers et Ébyon.

Conscients de la précarité alimentaire présente dans leur milieu, les jeunes ont conclu que l’agriculture urbaine présentait un moyen efficace pour développer l’autonomie alimentaire de ces familles vivant en situation de pauvreté. Les petits bacs où cohabitent divers légumes permettent en effet aux familles de consommer des aliments frais tout en ayant le plaisir de les cultiver eux-mêmes.

Plusieurs entreprises de la région ont soutenu l’initiative des élèves qui étaient déjà initiés à des techniques de culture respectueuses de l’environnement grâce au programme l’Agroalimentaire s’invite à l’école. Ils ont donc utilisé leur savoir-faire en production maraîchère afin de concrétiser leur projet entrepreneurial à vocation sociale.

L’école Louis-de-France offre à ses 408 élèves un milieu d’apprentissage axé sur la valorisation agroalimentaire. Le programme qu’ils suivent leur permet de mieux comprendre l’origine et l’histoire des aliments, leur production et leur transformation de la terre à la table. En découvrant des techniques de culture saines pour l’environnement, ils apprennent également à adopter des comportements de consommation responsables.