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Marie-Anne Laperrière réalisera son exploit à l’escalier de la 4e rue qui descend sur la rue Papineau.
Marie-Anne Laperrière réalisera son exploit à l’escalier de la 4e rue qui descend sur la rue Papineau.

4000 marches par jour pour le Havre

Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
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Trois-Rivières — Une entraîneuse de la région tentera de relever l’imposant défi de monter entre 3500 et 4000 marches par jour, de Noël au 11 janvier prochain, afin de soutenir le Centre le Havre et ainsi l’aider à amasser 10 000 $ pour racheter de l’équipement de cuisine essentiel aux services qu’il offre.

Marie-Anne Laperrière, aussi propriétaire du centre d’entraînement Équilibre Urbain à Trois-Rivières, grimpera donc quotidiennement l’équivalent de 1500 mètres de plus que l’Everest dans le cadre de son initiative.

«Je regardais les causes de la région et c’est une amie qui m’a suggéré le Havre en me disant que leurs fours de cuisine venaient de briser et qu’ils étaient un peu découragés. Ils en ont besoin pour aider les sans-abris. Ça s’est adonné à être le meilleur endroit pour donner un coup de main», explique celle qui s’entraîne entre 30 et 40 heures chaque semaine.

La physiothérapeute de formation estime ne pas particulièrement apprécier qu’on braque la lumière sur elle en temps normal, mais cette fois, le jeu en vaut la chandelle.

«Je ne suis pas le genre à me prendre en égoportrait pour montrer que j’étais en train de faire du sport. D’habitude, je prône l’entraînement par introspection, mais là, c’est pour aider. Je me suis dit: c’est quoi ma force qui pourrait aider les autres? L’entraînement était la réponse évidente. Dans toute la pandémie que l’on vit, je me compte choyée de pouvoir continuer à faire ce que j’aime et que les gens soient au rendez-vous.»

À 3500 ou 4000 par jour, le défi représente environ 1000 marches de plus chaque jour pour la propriétaire d’Équilibre Urbain.

«C’est quand même un défi de taille, mais je m’en sens capable. Je m’entraîne sept heures par jour et c’est un organisme qui travaille dans l’ombre et qui mérite d’être mis en lumière. Ils aident les sans-abris et ils sont essoufflés par la pandémie», souligne l’athlète.

Elle souhaite maintenant amasser le plus d’argent possible pour la cause via l’une ou l’autre des options de paiement: par chèque adressé au Centre le Havre, par carte de crédit ou par le biais de PayPal.

Et ce n’est certainement pas la météo indécise prévue durant la période de son défi qui l’empêchera de le relever.

«La météo n’aura aucun impact. J’ai comme philosophie que l’entraînement n’est jamais à remettre à demain. Peu importe ce qui arrive, je serai là», promet-elle.