Les résidences Fernand Blais ont amassé 2500 $ pour que le rêve d’enfant du petit Noah, 4 ans, se réalise. Sur la photo, Amandine, la sœur de Noah, et celui-ci, son père Guillaume Pelletier, Sylvie Sauvageau, bénévole pour Rêves d’enfants, Marie-Ève Ouellette, la mère de Noah, et André Paré, directeur général des résidences Fernand Blais.

2500 $ amassés pour le rêve de Noah

TROIS-RIVIÈRES — Les occupants des résidences pour personnes âgées Fernand Blais, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, ont amassé un total de 2500 $ afin que Noah Pelletier, quatre ans, puisse réaliser son rêve d’enfant, soit celui d’aller à Walt Disney.

C’est une semaine après sa naissance que les parents de Noah ont su que leur fils était atteint de la tétralogie de Fallot, soit quatre malformations au cœur, dont un trou entre les deux ventricules.

La condition du petit Noah a nécessité une première opération à cœur ouvert alors qu’il n’avait que deux mois. L’enfant devra subir d’autres interventions de ce genre au cours de sa vie.

«Il y a toujours les risques d’une opération à cœur ouvert. Ça se peut que ton enfant parte et ne revienne pas», a affirmé la mère de Noah, Marie-Ève Ouellette.

En plus de ces problèmes cardiaques, Noah est atteint d’un syndrome génétique si rare qu’il n’a pas de nom. Ce syndrome se traduit entre autres par des troubles de langage, de motricité fine et des retards au niveau moteur.

La fragilité de l’enfant fait également en sorte qu’il a plusieurs fois été atteint de pneumonies et de bronchites.

Les résidences Fernand Blais ont organisé des moitiés-moitiés, ventes de garage et des soirées de bingo au profit de la cause du petit Noah.

Cependant, la campagne de financement a dû se terminer plus tôt que l’avait prévu l’administration, en raison de la certification de la résidence pour personnes âgées.

«Nous n’avons pas le droit de solliciter des personnes âgées, car c’est une clientèle vulnérable, ce qui est très noble. La réglementation est là pour être respectée», a expliqué André Paré, directeur général des résidences Fernand Blais.

«Les résidents étaient vraiment déçus, les personnes âgées sont des gens qui veulent s’investir», a soutenu M. Paré.

Ayant lui-même perdu un enfant, il était important pour lui de poser un geste afin de venir en aide à un enfant qui doit vivre avec la maladie.

«C’est le fun parce que ça mêle les générations. Noah a 4 ans et il y a sûrement des gens qui en ont 84 ici», a indiqué Mme Ouellette.

Le petit Noah s’envolera donc pour Walt Disney avec l’aide de la Fondation Rêves d’enfants et du montant amassé par la résidence.